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Les syndicats réclament 18 % d’augmentation et la révocation de la «Group CEO» Ramdewar

23 septembre 2026, 09:30

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Les syndicats réclament 18 % d’augmentation et la révocation de la «Group CEO» Ramdewar

Réunies hier, à l’hôtel St-George, à Port-Louis, la Federation of Parastatal Bodies & Other Unions (FPBOU) et la SICOM Employees Union (SEU) ont mis sur la table plusieurs semaines de correspondance tendue avec la direction de la State Insurance Company of Mauritius (SICOM). Au cœur du dossier : une révision salariale 2025 jugée inéquitable et une demande de révocation de la Group Chief Executive Officer, Nandita Ramdewar.

Le président de la SEU, Bose Hoolass, et le négociateur syndical Deepak Benydin ont retracé, documents à l’appui, les tractations menées depuis la mi-août avec la direction du groupe. Lors d’une réunion tenue le 17 août, la direction aurait proposé une augmentation jugée disparate : certains employés recevant à peine 1,7 % et d’autres moins de 4 %. Une répartition que le syndicat estime injustifiable au regard du taux d’inflation de 18,8 % communiqué par le cabinet CAPFOR Mauritius, chargé de l’exercice de révision.

Selon la SEU, la Group Chief Executive Officer, Nandita Ramdewar, aurait défendu une proposition déjà validée par le conseil d’administration, applicable de manière uniforme sur une période de cinq ans – durée que le syndicat conteste, réclamant une réouverture des négociations. Dans une lettre adressée le 21 août à la Manager Human Resources du groupe, Ackbaree Arekion, la SEU avait demandé la tenue d’une réunion urgente pour renégocier le pourcentage retenu. Trois jours plus tard, le 24 août, l’exécutif syndical formalisait sa position : une hausse uniforme de 18 % pour l’ensemble du personnel de la catégorie staff grade, assortie d’un ultimatum fixant la réponse de la direction à la fin de la semaine.

Les syndicats ont également fait état de notes consultatives évoquant un plancher de négociation de 10 % sur le salaire brut au 30 juin 2025 – un montant que la SEU juge insuffisant pour dépasser le salaire minimum vital du pays, l’équivalent horaire du salaire minimum recommandé étant, selon ces notes, inférieur au tarif payé aux travailleurs domestiques sur le marché.

Face à l’absence de réponse jugée satisfaisante de la direction plusieurs semaines après leurs courriers, la FPBOU et la SEU ont choisi de porter le différend sur la place publique. Outre la révision salariale, les deux organisations ont ajouté à leur cahier de revendications la révocation pure et simple de la Group CEO, sans détailler dans l’immédiat les motifs précis pour appuyer cette demande.

Contactée pour obtenir sa version, la cellule de communication de la SICOM n’aura pas donné suite à notre appel.

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