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Assemblée générale
À l'ONU, Trump menace l'Iran sur un ton plus mesuré
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À l'ONU, Trump menace l'Iran sur un ton plus mesuré
Le président américain Donald Trump prend la parole lors de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies. © ONU
Sa prise de parole était attendue. Le président américain Donald Trump a développé, mardi 22 septembre à l'ONU, son argumentaire nationaliste habituel, et menacé d'«anéantir» l'Iran si besoin. Mais le président américain, fragilisé politiquement chez lui, n'a pas montré la même agressivité que l'an dernier.
Enlisé dans son conflit avec Téhéran, très impopulaire auprès des Américains, Donald Trump a certes menacé l'Iran, mais ajouté : «Je crois que nous passerons un accord juste après les élections» législatives prévues aux États-Unis en novembre. Sur le conflit entre la Russie et l'Ukraine, qu'il avait promis de régler rapidement, le président américain a une nouvelle fois assuré qu'un accord serait trouvé «plus tôt qu'on ne le pense».
«Quand d'autres parlent de paix, je fais la paix. Quand d'autres ignorent les menaces, j'y fais face. (...) Quand d'autres ont promis la force, je l'ai utilisée pour faire de l'Amérique le plus puissant pays du monde», a assuré le républicain de 80 ans, en chute dans les sondages à cause d'un mécontentement général sur son bilan, notamment économique.
Donald Trump, de manière inhabituelle, a suivi son prompteur, sans nouvelle édition des attaques virulentes déclenchées l'an dernier par une panne de ce dispositif. Sur un ton relativement mesuré, le chantre de l'«Amérique d'abord» a affirmé les ambitions géopolitiques américaines, menaçant d'utiliser la «puissance militaire» en Amérique du Sud, annonçant la construction prochaine de deux bases au Groenland, ou prédisant que le gouvernement communiste de Cuba allait «tomber» — des propos que le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a qualifiés de «calomnies».
Défense du développement de l'intelligence artificielle
Le locataire de la Maison Blanche a aussi défendu, sans hésitation, le développement de l'intelligence artificielle, annonçant que les documents officiels américains allaient abandonner cette terminologie au profit de «super intelligence». Il s'est également opposé à tout «projet mondialisé» de régulation de cette technologie.
Le président américain a repris ses critiques contre la gouvernance internationale, appelant les États membres à se retirer de la Cour pénale internationale et fustigeant l'Unesco.
Il a par ailleurs signé mardi, au siège de l'ONU, un accord de sécurité avec le Groenland et le Danemark, aux côtés de la Première ministre danoise Mette Frederiksen et du chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, épilogue d'une saga diplomatique ayant viré par moments à la crise ouverte avec les Européens.
Donald Trump aura aussi un tête-à-tête avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, ainsi qu'avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
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