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Le NAC aux commandes

18 juin 2006, 00:00

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« À Maurice, nous pratiquons l’adoption avec le cœur, au mépris d’une méthode plus professionnelle. » Ce constat fait par la présidente du National Adoption Council (NAC), Anita Bacha, dépeint la situation actuelle. Nommée présidente de cet organisme en 1988, Anita Bacha a été rappelée à ce poste peu après la victoire de l’Alliance sociale. « Le gouvernement a voulu, dès son entrée en fonction, mettre de l’ordre dans les procédures d’adoption à Maurice. C’est dans cette logique que le NAC a été désigné comme la Central Authority dans ce domaine », explique Anita Bacha. Une loi, actuellement en préparation vise à confier au NAC aussi bien l’adoption au niveau international que sur le plan local. Des réunions de travail, souligne Anita Bacha, regroupant les principaux partenaires, ont lieu régulièrement. L’objectif : mettre en place l’organigramme de la future structure et le calendrier de formation du personnel. Cette entité, affirme la présidente du NAC, aura pour tâche de mener des enquêtes sociales sur les parents adoptifs, mission jusque-là confiée aux Probation Officers. « Ils bouclent leur enquête en moins d’une semaine. Cela est dû au fait qu’ils ne sont pas formés pour ce genre de travail », déplore Anita Bacha. Pour éviter cela, le personnel de la nouvelle structure bénéficiera d’une formation adaptée. Il devra par ailleurs s’assurer de l’évaluation et du suivi psychologique des enfants. Anita Bacha ajoute que la priorité sera accordée aux familles adoptives locales.

« Il existe une loi à Maurice qui stipule en effet que des solutions doivent êtrcherchées sur le plan local pour ces enfants. Mais il y a un flou car cette loi ne dit pas qui est censé chercher ces solutions », fait ressortir Anita Bacha, qui entend désamorcer cette situation « confuse ». Pour le mois d’avril, le NAC n’a reçu que deux demandes d’adoption émanant de l’étranger. Depuis, plus rien.

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