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Fernand Mandarin, Leader du Comité social chagossien

21 mai 2006, 00:00

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« Ce combat ne doit pas être celui d?obscurs financiers »Olivier Bancoult se dit disposé à évoquer en détail ses sources de financement à son retour de Londres.

<B>Qu?en pensez-vous ? </B>

Il aurait pu le faire bien plus tôt. Cela lui aurait évité bien des complications.

Il aurait dû se douter que les moyens financiers et logistiques importants dont il dispose feraient l?objet de spéculations de toutes sortes de la part de ses détracteurs et du grand public. J?avais moi-même déjà émis des doutes à ce sujet, mais Olivier Bancoult a toujours été très évasif. Il réalise aujourd?hui qu?il ne peut plus se permettre de balayer ces questions d?un revers de la main. Olivier Bancoult devra y répondre s?il veut conserver sa crédibilité auprès de la population chagossienne.

<B>Selon vous, qui finance le GRC et pourquoi ? </B>

Olivier Bancoult et son groupe ont toujours bénéficié d?un important soutien politique qui lui a permis de mener ses affaires comme il l?entend. Il y a également l?ancien président de la République, Cassam Uteem, qui leur a toujours apporté un soutien inconditionnel. Mais il y a aussi des hommes d?affaires qui n?hésitent pas à faire don d?importantes sommes d?argent. Il faudrait un jour ou l?autre commencer par se demander où se trouve leur intérêt. Personne n?est dupe. Ces « bienfaiteurs » ne le font certainement pas tous par charité et compassion. Nous avons certes besoin d?aide, mais nous devons avant tout rester prudent. Il ne faudrait pas que ce combat ne soit plus le nôtre, mais celui d?obscurs financiers peu scrupuleux.

<B>Pensez-vous que l?action entreprise par le leader du GRC puisse compromettre la souveraineté de Maurice sur les Chagos ? </B>

Nous l?avons toujours dit et cette hypothèse semble se confirmer de jour en jour : Le seul moyen d?obtenir la souveraineté sur les Chagos est de mener ce combat en tant que chagossien mauricien. Or, Olivier Bancoult et son groupe semblent privilégier une approche plus britannique. Il faut que le gouvernement mauricien intervienne au plus vite parce que sinon, réclamer la souveraineté mauricienne ne sera plus possible.

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