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Injustifiable
Une tentative de justifier l’injustifiable. C’est ainsi qu’on pourrait décrire la conférence de presse tenue par la fédération de football à son siège à Trianon dans la matinée d’hier. Les deux entraîneurs de l’équipe nationale mauricienne, Rajen Dorasami et France L’Aiguille, ont tenté vainement de faire croire qu’ils avaient raison de titulariser le gardien de but Nicholas Doro contre l’Angola, un pays qui reste un cador en Afrique de par sa qualification à la prochaine Coupe du monde. C’est un peu gros à avaler !
La polémique autour de la titularisation de Nicholas Doro à la place d’Orwin Castel est loin d’être close. Au contraire, le débat est relancé parce que les deux coaches du Club M ont essayé de prouver que leur décision était juste. Il y a des choses qui peuvent être acceptées, et d’autres moins, surtout lorsqu’ils viennent déclarer que c’est la presse qui a alimenté ce faux débat, avec ses analyses négatives et en rapportant mal leurs propos. Désolé, c’est trop facile comme excuse.
On peut bien accepter les explications du duo Dorasami-L’Aiguille concernant leurs soucis pour rassembler tous les joueurs ou encore la forme de certains, mais s’il y a un sujet sur lequel on ne peut pas être d’accord avec les deux mentors du Club M, c’est la titularisation de Doro. Il va de soi qu’ils ont commis une erreur. Après l’avoir assumée, ils ont changé leur fusil d’épaule dans une démarche de se décharger de leur bourde.
Il ne faut pas être un expert en matière de football pour reconnaître que Castel est de loin l’actuel meilleur gardien de but de Maurice. Son retour au plus haut niveau avec son club l’ASVP l’atteste. Mais, les seuls à ne pas l’avoir reconnu sont les deux entraîneurs nationaux, avec la bénédiction de Vinod Persunoo, le président de la Mauritius Football Association (MFA). Mais, ce dernier a la mémoire courte. N’était-il pas l’un des premiers à être surpris d’apprendre la titularisation de Doro ce jour-là ? Qu’est-ce qui a poussé l’homme fort de la fédération à changer d’opinion à ce sujet en l’espace de quelques jours, pour apporter son soutien à la paire Dorasami-L’Aiguille ?
Toutes sortes de parades ont donc été trouvées par les co-entraîneurs afin de justifier le choix Doro. En venant dire qu’ils se sont basés sur la brillante prestation du portier nordiste contre la Réunion en décembre 2005, on plonge dans le ridicule. Un entraîneur digne de ce nom n’a pas le droit de tenir en ligne de compte une performance qui date de plus de quatre mois, d’autant que certaines données ont pu changer depuis.
Entre décembre de l’année dernière et le match contre l’Angola, Nicholas Doro n’est plus le même gardien de but. On n’ira pas jusqu’à dire qu’il n’est plus bon, mais il y avait meilleur que lui. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir les matches de la ligue pour avoir un aperçu de sa baisse de forme. C’est à se demander ce que nos deux entraîneurs nationaux vont superviser vraiment en se rendant aux matches de championnat local pour donner le rôle de titulaire à Doro qui, faute de mieux, faisait partie de cette sélection.
La prestation exceptionnelle de Castel contre le Mozambique a apporté un sérieux camouflet à Rajen Dorasami et France L’Aiguille. Il leur a en tièrement donné tort. Sur ce coup-là, les deux entraîneurs du Club M ont été à coté de la plaque. Ils peuvent venir dire le contraire, mais on n’a pas le droit de partager leur avis si on se fie à tous ces matches de qualité délivrés par Orwin Castel dans la Super League qui permettent à son club d’être le seul à être invaincu jusqu’à présent. N’en déplaise à certains, les deux entraîneurs du Club M n’auront pas le dernier mot sur ce chapitre et encore moins sur d’autres comme la décision d’aligner la défense intégrale de l’ASPL 2000, qui est la plus mauvaise de notre ligue en ce moment.
S’il vous plaît messieurs, faites l’effort de trouver d’autres excuses beaucoup plus crédibles à ce sujet. Du reste, la meilleure des choses est d’assumer pleinenent votre immense part de responsabilité dans votre choix. Il est connu de tous qu’on apprend de ses erreurs et tirez plutôt les leçons qui s’imposent pour l’avenir au lieu de trouver des bouc émissaires. L’erreur reste humaine…
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