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Négociations sectorielles pour les vêtements
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Négociations sectorielles pour les vêtements
Le dossier de l?industrie du textile et de la confection est de nouveau d?actualité au siège de l?Organisation mondiale du commerce (OMC). L?idée de traiter ce secteur séparément des négociations globales sur les produits industriels a de nouveau été émise, cette fois par la Turquie. Maurice soutient cette initiative.
La semaine écoulée a été dominée par les négociations sur les produits industriels (Non-Agricultural Market Access - Nama) à l?OMC. A la table des discussions, une ?Swiss formula? implique une réduction drastique des droits de douane sur les produits industriels, dont le textile et les vêtements.
La Turquie propose des négociations sectorielles séparées pour cette industrie, alors soustraite de la formule générale afin que l?abaissement tarifaire soit moins prononcé. ?En principe, Maurice est contre les approches sectorielles car sous l?OMC, les négociations sectorielles visent uniquement à accélérer la réduction des tarifs. Mais nous restons évidemment ouverts à des initiatives qui sont dans notre intérêt. Tout dépend en fait du contenu de ce qui est proposé ?, déclare un habitué des négociations multilatérales.
Une réduction importante des tarifs sur les vêtements aurait un impact désastreux sur l?industrie du textile-habillement du pays. Déjà, l?abolition des quotas d?exportation a occasionné plus de 25 000 pertes d?emplois et la contraction de près d?un quart de nos exportations. Mais les droits de douane demeurent un léger avantage pour Maurice qui en est exonérée. Leur réduction pour nos concurrents entamera sérieusement notre compétitivité.
L?United States Trade Representative, Rob Portman, a qualifié l?initiative turque de constructive. Par contre, des pays comme la Chine et le Pakistan se sont élevés fortement contre. Ils estiment que c?est une manière déguisée de revenir sur la libéralisation obtenue de longue lutte.
Pour un spécialiste du dossier, une baisse significative des droits de douane sera difficile à obtenir car de nombreux pays en développement, dont la Chine justement, pratiquent des tarifs élevés, allant jusqu?a 40 %, sur ces produits.
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