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Un comité public-privé en hautes technologies créé

20 mars 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Pas moins d?une cinquantaine de représentants du secteur des technologies de l?information et de la communication (Tic) se sont retrouvés, samedi matin, à l?hôtel La Pirogue, le temps d?une réflexion. L?objectif : faire un constat de la situation du secteur, appelé à devenir le cinquième pilier de l?économie, et des difficultés rencontrées, avec le ministre des TIC, Etienne Sinatambou.

Ce dernier a mis l?accent sur le partenariat secteurs public-privé pour atteindre les objectifs définis par le gouvernement. C?est dans ce contexte qu?il a annoncé la mise sur pied, par le gouvernement, d?un ICT Public-Private Joint Working Committee. ?Il faut absolument avoir une synergie entre les secteurs privé et public. Ce comité nous permettra d?évoquer de façon régulière les difficultés des opérateurs dans ce secteur.?

L?initiative du forum revient à Act, une association fondée par les opérateurs de l?industrie mauricienne des Tic. Le président, Ganesh Ramalingum, a encouragé la tenue de ce type de forum de manière plus régulière. ?C?est un moyen de réunir tous les acteurs du secteur, que ce soit dans les call centres et Business Process Outsourcing (BPO), pour un état des lieux.?

Il y a eu plusieurs intervenants au forum, dont Yves Bernaert, le directeur d?Accenture, qui a abordé le positionnement et les enjeux de l?activité BPO à Maurice et sur le marché mondial. Nouredine Aissaoui, un directeur de centre d?appels a, lui, parlé des compétences requises et des qualifications liées à cet emploi. Les points, souvent revenus, sont le problème de formation et le manque de soutien des institutions financières apporté au secteur des Tic.

Pour le président d?Enterprise Mauritius, Amédée Darga, c?est clair que le secteur financier est en décalages avec la réalité. ?Les institutions financières ont une perspective de soutenir les secteurs qu?elles connaissent déjà.? Or les Tic en font très peu partie. La formation est aussi un problème à revoir d?urgence. ?Le système actuel est discrétionnaire. Il faut définir les besoins dans des filières spécifiques afin d?avoir une formation appropriée.?

Bon nombre de personnes abondent dans le même sens qu?Amédée Darga sur ce point. Tel Nouredine Aissaoui : ?Il y a un problème au niveau de la maîtrise du français. Nous recevons souvent des candidats qui ont des diplômes mais qui sont parfois incapables de parler le français correctement.?

Quoi qu?il en soit, ce forum a permis aux opérateurs de faire un état des lieux de la situation dans les Tic et de définir des solutions.

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