Publicité
International
Laksmi Mittal serait prêt à faire des concessions
Le PDG et principal actionnaire de Mittal Steel, Lakshmi Mittal, pourrait renoncer à la majorité du capital dans l?entité qui naîtrait d?une fusion avec Arcelor, indique le Financial Times, lundi 6 mars. Lakshmi Mittal pourrait abandonner son souhait de voir sa famille, qui contrôle plus de 90 % du capital de Mittal Steel, détenir deux fois plus de droits de vote que les actionnaires ordinaires du nouvel ensemble Arcelor-Mittal. Dans ce cas de figure, la part de Lakshmi Mittal descendrait sous 50 %.
Jusqu?ici, ce dernier a toujours indiqué qu?il conserverait la majorité de l?entité commune. Ce geste pourrait, selon le Financial Times, convaincre la direction d?Arcelor de revoir sa position face à l?offre de rachat hostile de Mittal Steel.
La direction du groupe allemand ThyssenKrupp a quant à elle démenti, lundi, vouloir vendre sa division équipements pour l?automobile pour financer le rachat du canadien Dofasco, comme l?indiquait, le même jour, le Wall Street Journal.
Si Mittal Steel rachète Arcelor, il cédera Dofasco ? acheté par le groupe européen Arcelor ? à ThyssenKrupp. Ce rachat du sidérurgiste canadien est un scénario parmi trois d?expansion en Amérique du Nord, a rappelé Karl-Ulrich Kijhler, le patron des activités acier.
La construction d?un site de production propre et une coopération avec un acteur régional sont aussi à l?étude. Les conclusions de ces réflexions seront présentées en mai au conseil de surveillance.
Légère croissance des ventes automobiles prévue
Les fondamentaux de la consommation dans les principaux pays de la zone euro devraient continuer de soutenir modérément les ventes automobiles en 2006, mais le tableau devient par la suite plus incertain, estime Standard & Poor?s (S&P).
Dans un rapport intitulé ?Une route inégale pour les ventes automobiles européennes? et publié lundi, l?agence de notation évalue les perspectives du Royaume-Uni, de l?Allemagne, de la France, de l?Italie et de l?Espagne pris séparément, ainsi que les perspectives de l?ensemble des dix pays qui ont rejoint l?Union européenne en mai 2004.
?Les ventes automobiles totales en Europe de l?Ouest vont augmenter dans des proportions modestes en 2006 pour atteindre 14,7 millions contre 14,6 millions en 2005?, indique Jean-Michel Six, chef économiste chez S&P. ?à l?exception du Royaume-Uni, la plupart des marchés bénéficieront d'une amélioration graduelle des fondamentaux de la consommation et l?Allemagne profitera aussi de conditions spéciales, vu que les consommateurs vont tenter de devancer la hausse de la TVA programmée pour 2007.?
Si l?économie britannique connaît actuellement un ralentissement après plus de cinq années de forte croissance, la zone euro est au contraire en phase d?amélioration alors qu?elle traversait depuis 2001 un passage à vide.
En Grande-Bretagne, la détérioration du marché du travail, la croissance modérée des résultats de sociétés, l?alourdissement de la fiscalité, la hausse des factures d?électricité, gaz, eau et l?augmentation des impôts locaux, conjugués au niveau toujours élevé du prix de l'essence et de l?endettement des ménages, vont peser lourdement sur la consommation d?ensemble des ménages, peut-on lire dans le rapport.
Au-delà de 2006, les facteurs démographiques laissent présager une croissance inégale de la demande pour les prochaines décennies, poursuit S&P.
Jusqu?en 2025, les pays où la population stagne ou décline déjà (Allemagne, Italie, Pologne, Hongrie) connaîtront une situation différente des États où la population augmente toujours, en raison du taux de natalité (France et Espagne) ou des flux migratoires (Espagne, Irlande et Grande-Bretagne).
S&P recommande également de tenir compte du facteur de la densité de véhicules, qui varie un peu d?un pays européen à l?autre, tout en restant en moyenne bien inférieure à celle observée aux États-Unis.
?La demande sur les marchés à plus haute densité sera principalement alimentée par le besoin de renouvellement, ce qui se traduira donc par une faible croissance du marché et l?on peut escompter un certain degré de rattrapage en densité (...) dans des pays tels que l?Espagne, l'Irlande ou le Portugal?, souligne Jean-Michel Six. ?Ceci dit, il serait trompeur de prédire une harmonisation significative à travers les marchés matures d?Europe occidentale sur les dix ans à venir, étant donné que les facteurs culturels et logistiques varient d?un pays à l?autre?, précise-t-il.
Publicité
Publicité
Les plus récents