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Cinq médecins spécialistes ne peuvent plus exercer

8 mars 2006, 00:00

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Le couperet est tombé pour cinq médecins spécialistes. Le Medical Council a décidé qu?ils ne pourront plus pratiquer. Il insiste, par la voix de son président, le Dr Uday Ramjuttun, que leurs compétences ne sont pas mises en cause mais que leurs qualifications ne répondent pas aux critères de l?institution. D?ailleurs, ils peuvent toujours exercer comme généralistes.

Pour être enregistrés, les médecins généralistes doivent avoir trois ans d?études supplémentaires tant cliniques qu?académiques, stipule le Medical Council Act. Mais le Dr Uday Ramjuttun précise que : ?Le clinical ordinatura, dont les cinq médecins sont détenteurs, est certes de trois ans, mais comprend une pratique clinique uniquement. Nous exigeons au moins un doctorat en sciences qui comprend en même temps une expérience clinique et une expérience académique.?

Les trois médecins sont le Dr Moneebhurun, spécialiste en médecine interne, le Dr Rubeena Peeroo, gynécologue, le Dr Lyskina Svetlana, gynécologue, les docteurs Toofany et Nakuda, ophtalmologues. Et quatre autres nouveaux médecins ont vu leur demande rejetée pour la même raison. Ils avaient auparavant agréé ce certificat car ce dernier comportait les trois ans nécessaires pour une spécialisation. ?C?est une enquête approfondie sur des cas douteux qui nous a menés sur cette piste. Et c?est là que nous avons découvert que ces trois ans ne sont pas adéquats?, précise le Dr Ramjuttun.

De plus, le Conseil des médecins a exigé que les dix médecins aspirants, revenant des études en Ukraine, effectuent un stage de deux ans, suivi d?une évaluation avant d?être enregistrés. ?Nous avions noté que la majorité d?entre eux n?a pas participé aux examens de la HSC avant de partir en Ukraine. Lors de leur interview, nous avons noté des manquements sérieux au niveau de leur formation. Nous avons préparé un programme qu?ils devront suivre pendant deux ans.?

Le ministère de la Santé s?est rangé du côté du Conseil des médecins sur cette question alors qu?il était en désaccord au début sur un point juridique.

Un autre étape importante qui devrait éviter ces confusions sont les amendements au Medical Council Act dont une des propositions du conseil est un examen pour l?enregistrement des spécialistes. Les partenaires de la Santé sont, eux, divisés sur la question : certains avancent que seuls les cas douteux devront subir cet examen.

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