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Pays hors-la-loi

25 février 2006, 20:00

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À quoi bon dépenser tant de milliards dans le domaine de l?éducation si c?est pour céder ensuite aux caprices des hors-la-loi ? Le propre de l?école dans toute nation civilisée n?est-elle pas d?inculquer, avant tout, à ses citoyens le respect des lois ? Or, Maurice, qui se targue d?être parmi les mieux éduqués des petits États, cède de plus en plus face à ceux qui transgressent les règles établies.

C?est actuellement au tour des propriétaires de vidéoclubs de placer le couteau sous la gorge du gouvernement. Ils insistent pour avoir le droit de violer impunément la loi sous prétexte qu?ils sont pourvoyeurs d?un millier d?emplois.

Cette tendance anarchique est malheureusement tolérée par la classe politique. Policiers et inspecteurs municipaux ont graduellement jeté l?éponge face aux marchands ambulants. Ils préfèrent souvent passer à côté d?un délit plutôt que d?avoir à annuler des contraventions sur interventions de politiciens et sous les railleries des contrevenants.

Nous avons aussi assisté à un fameux travestissement de la fonction du législateur qui a vu un ministre en exercice troquer son rôle de garant de l?ordre contre celui d?un incitateur.

Ce politicien qui a encouragé des marchands de quatre saisons à descendre dans la rue pour réclamer le droit de bafouer les règlements municipaux, s?est ensuite targué d?être ministre des marchands ambulants. Il y a aussi eu le cas d?un leader politique cum avocat qui s?est fait le champion des propriétaires de taxis-marrons et qui les a encouragés à occasionner des embouteillages sur la voie publique. Après de telles frasques, comment s?étonner que des propriétaires de vidéoclubs exerçant dans l?illégalité aient l?audace de réclamer pince-sans-rire le droit de bafouer la loi?

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