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Les familles réclament Rs 200 m

23 février 2006, 00:00

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Mahendranath Bhonauth, président et membre du village de Mare-Chicose, estime à Rs 200 millions, la somme qui doit leur être versée par l?Etat comme compensation pour tous les maux qu?ils ont subis depuis l?aménagement du Centre d?Enfouissement Technique (CET)

Le président de ce patelin précise que la somme que réclament ces quelque 80 familles a été déjà suggérée à une firme consultante qui, entre juillet et août de l?année dernière, a effectué un sondage à Mare-Chicose pour tâter le pouls des habitants.

De ce montant, Bhojnauth estime que Rs 150 millions devraient être payées pour leurs demeures qu?ils devront abandonner et Rs 50 millions pour les inconvénients causés et la détérioration de leur santé ainsi que les dommages moraux subis pour leur déracinement. ?Nous fin bien souffert et nou ban zenfant oussi. Nou convaincu ki nou demande justifié et qui nou pas pe exagaré?, insiste-t-il.

Les Forces vives ont réagi dès qu?elles ont appris que le conseil des ministres avait décidé de les reloger ailleurs. Elles ont eu une rencontre mardi, avec un comité ministériel, pour prendre connaissance des développements en cours par rapport à ce dossier Ce comité, présidé par James Burty David, est composé de différents ministères : celui Logement et des terres, de celui de l?Environnement, les ministères de l?Agriculture et des Finances aussi.

Le comité a fait savoir que le gouvernement travaille dur pour identifier un site pour leur relogement.

Le président du village a appris que le ministère du Logement et des Terres négocie avec la propriété sucrière de Rose-Belle pour trouver un endroit pour ce projet de relogement. ?Outre la même superficie que nous avions à Mare-Chicose, nous souhaitons que nous disposer des mêmes facilités pour le transport, l?école, les infrastructures sportives, entre autres.?

Balkrishna Goorcharand, le président des Forces vives demande encore une fois aux autorités de prendre des dispositions pour inclure des représentants du village dans chaque délégation qui ira à Rose-Belle pour identifier le site. Cela pour qu?ils soient au courant des développements en cours et pour qu?ils soient régulièrement informés à l?avance des décisions finales les concernant. ?Nous pas envi sappe dans carail pou tombe dan difé?, dit-il.

Pour rappel, le conseil des ministres a pris la décision d?aller de l?avant avec le projet d?extension du centre d?enfouissement comme recommandé par les consultants de l?International Development Partners Ltd.

Selon leur rapport, la poursuite des activités avec l?exploitation d?une sixième cellule, ne représenterait aucun danger pour l?environnement.

Outre les doléances contre l?Etat par certains habitants pour réclamer des dommages subis à cause de l?odeur putride qui se dégage du Centre d?Enfouissement Technique (CET) et des camions qui traversent le village avec les déchets, le Community Watch, réunissant des habitants de Rose-Belle, d?Union-Park, de St Hubert, de Deux-Bras et de Cluny, a envoyé une lettre au ministre des Administrations régionales pour lui demander de geler le projet pour la transformation du CET en landfills. ?Nous sommes incommodés par l?odeur et nous craignons que ce projet vienne empirer les choses,? avait écrit Goorooduth Chuttoo, président de ce comité.

Balkrishna Goorcharan, Anjalay Devi Beehari, mère de famille et conseillère du village, rejoints par d?autres habitants, ont réclamé, dans le passé, que les tests médicaux effectués sur les habitants soient rendus publique parce qu?ils souffraient de maladies de la peau, d?étouffements et de maux de tête.

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