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Chikungunya : démoustication sous l?oeil de Faugoo
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Chikungunya : démoustication sous l?oeil de Faugoo
Elle porte des bandages aux mains, se plaint de fortes douleurs aux articulations. Le verdict est tombé cette semaine pour Kajol, 23 ans : il s?agit bien du chikungunya. Elle a reçu les résultats des tests, qui se sont avérés positifs, comme pour ses voisins de la rue Queen Elizabeth, à Triolet. ?Cela fait déjà quelques semaines que je suis atteinte du chikungunya?, soutient Kajol au ministre de la Santé, Satish Faugoo, venu lui rendre visite hier matin. Il en profite pour superviser l?exercice de démoustication dans ce village, qui compte plusieurs cas de la maladie. Le nombre de victimes dans toute l?île est de 222.
A la rue Queen Elizabeth, des accumulations d?eau dues à des drains bouchés et un terrain vague ne sont pas pour arranger les choses. Les moustiques, vecteurs de la maladie, y prolifèrent. D?où la nécessité, aussi, d?éliminer les larves de moustiques. Ce à quoi s?emploient aussi les officiers du ministère.
?Pa tou lafiev ki chikungunya?
Mais les habitants ne sont pas pour autant rassurés. Ainsi, Mandy, la mère de Kajol, s?est rendue à l?hôpital à trois reprises les dix derniers jours.?J?attends toujours mes tests mais c?est clair que j?ai les mêmes symptômes que ma fille,? Ses deux autres enfants ne sont pas épargnés : ils ont de la fièvre. Face à cette vague de chikungunya, certains habitants cèdent à la panique. La moindre fièvre, et ils courent chez les médecins ou à l?hôpital. Satish Faugoo adopte un ton rassurant : ?Pa tou lafiev ki chikungunya. Fode pa per.?
?Gouvernman bizin azir?, lance une dame âgée, d?allure frêle. Elle raconte que ?toute sa famille est malade?. Non loin, un enfant d?un an et demi se promène à côté d?un terrain en friche. Heureusement que les crèmes anti-moustiques ont inondé le marché ? des supermarchés ont d?ailleurs aménagé des rayons spéciaux pour les crèmes et autres spirales anti-moustiques.
Par ailleurs, le ministre met l?accent sur la nécessité d?une plus grande participation de la population dans la lutte contre la maladie : ?Nous faisons de notre mieux. Il faut une collaboration du public, qui aide en nettoyant leur cour, par exemple.? A chaque plainte qu?il reçoit, le ministre s?assure que le département sanitaire se rend sur place pour éliminer les risques.
Entre-temps, le département des Urgences de l?hôpital du Nord a un médecin additionnel de garde, vu le nombre de victimes dans le Nord. A Mahébourg, par contre, des patients se sont plaints du manque de personnel. Le ministère, lui, soutient qu?il y avait déjà deux médecins au lieu d?un. Un troisième a été dépêché pour gérer la situation.
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