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La ?aid for trade?, l?alternative à l?aide européenne

13 février 2006, 20:00

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Les aides financières promises par l?Europe deviennent aléatoires. Le gouvernement est en train d?examiner d?autres sources de financement possibles pour restructurer et moderniser l?économie. Dans ce cadre, les facilités de aid for trade préconisées dans les négociations de l?Organisation mondiale du commerce (OMC) s?avèrent fort utiles.

Une équipe de la Banque mondiale (BM) est arrivée à Maurice hier. Une de ses principales missions : aider le gouvernement à préparer son dossier pour les demandes d?assistance. Maurice sera parmi les premiers pays à soumettre son plan.

La aid for trade va dans le droit fil de la question de développement qui est au c?ur du cycle de négociations de Doha (la présente phase de discussions à l?OMC avait débuté à Doha, au Qatar, en 2001 et doit prendre fin vers fin 2006).

Ces aides sont destinées à renforcer les capacités industrielles des pays pauvres et ceux à revenus moyens, dont Maurice, pour pouvoir profiter de la libéralisation commerciale. Un meilleur accès aux marchés ne signifie pas grand-chose si les pays exportateurs n?ont pas les moyens techniques, financiers et infrastructurels pour produire de manière compétitive.

Maurice a besoin de fonds pour restructurer ses industries de sucre et de textile-habillement. En même temps, elle se penche sur le développement de plusieurs nouveaux pôles de croissance tels le seafood hub, la land-based oceanic industry (LBOI) afin d?apporter plus de résilience à l?économie.

Mission du FMI

Les experts de la BM s?entretiennent avec des groupes de travail au ministère des Finances ainsi qu?avec des groupes interministériels. Des organismes publics et parapublics tels que Enterprise Mauritius sont également dans le coup.

La aid for trade permettra à l?économie de s?ajuster aux nouvelles conditions du marché. Selon la feuille de route de la réforme de l?industrie sucrière, la restructuration devrait coûter dans les Rs 25 milliards. Et les fonds d?accompagnement de l?UE ne seront pas suffisants pour transformer radicalement cette activité.

Avec les baisses du prix du sucre, les autorités envisagent une réorientation de ce secteur vers une industrie cannière avec, à la clé, la production de l?éthanol sur une plus grande échelle.

Le textile-habillement a également besoin de ressources pour se moderniser et devenir plus compétitif face aux géants chinois, indien et pakistanais, en particulier.

Par ailleurs, une mission du Fonds monétaire international (FMI) arrive à Maurice jeudi prochain dans le cadre de l?Article IV-Consultations. Le ministère des Finances entend tenir compte des vues des experts du FMI en prévision du prochain budget.

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