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L?ingénierie légère, ça a du poids

12 février 2006, 20:00

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Le secteur de l?ingénierie légère a cette semaine une occasion unique de se valoriser et de trouver des partenaires. Une réunion de promotion de l?investissement dans ce secteur s?ouvrira demain à Grand-Baie. Cette manifestation - Light Engineering 2006 - organisée par l?Union européenne (UE) et la Southern African Development Community (SADC) réunira quelque 300 participants d?Europe et de la région, dont 25 entreprises mauriciennes.

Le but de cette réunion de quatre jours est de faire se rencontrer les promoteurs et industriels de la région et les investisseurs européens et du monde entier. Près d?une centaine de projets dans le domaine de l?ingénierie légère ont été sélectionnés pour être présentés aux investisseurs et partenaires potentiels.

Outre les tables rondes et ateliers, l?intérêt de cette manifestation vient des rencontres one to one entre entreprises et investisseurs européens et les sociétés d?Afrique australe. ?C?est un ?business to business meeting?, précise un responsable d?Enterprise Mauritius. Méconnue, l?ingénierie légère comprend 85 entreprises de petite et moyenne taille et environ 46 micro-entreprises.

Exportation

Elle emploie quelque 3 600 personnes, soit 3 % de la main- d??uvre du secteur manufacturier. La production annuelle du secteur de l?ingénierie légère est estimée à près de Rs 3,5 milliards et génère une valeur ajoutée moyenne de 8 % soit de Rs 1,3 milliard.

La production de ce secteur est diverse et variée, allant des basiques portes et fenêtres en métal aux instruments de laboratoire de précision et aux équipements de communication. On y trouve de tout : outillage, ustensiles de cuisine, réservoirs d?eau, balance électronique, assemblage de câbles de fibre optique, de téléviseurs et de lecteurs CD et DVD...

Les produits métalliques représentent 45 % de l?activité du secteur, suivis par les appareils électriques (21 %), l?équipement de bureau et les services (16 %), l?équipement pour le transport (11 %) et les objets métalliques basiques (7 %).

Selon les chiffres disponibles pour 2003, les exportations du secteur, principalement en Europe, se sont élevées à Rs 1,4 milliard. On compte six entreprises d?ingénierie légère dans la zone franche. Elles emploient prés de 500 personnes. Il y a aussi de nombreuses entreprises d?exportation engagées dans la fabrication d?objets métalliques. Mais la principale exportation du secteur de l?ingénierie légère porte sur les instruments d?analyses physiques et chimiques qui représentent 21 % des exportations et des instruments dentaires et chirurgicaux 7 %.

Pendant des années, l?ingénierie légère était surtout destinée à servir le marché local ; mais, depuis quelque temps, le pays attire des investissements étrangers dans des activités de haute technologie. Ces compagnies visent exclusivement le marché de l?exportation, estime PriceWaterhouseCoopers qui a réalisé une étude sur ce secteur. Avec le développement de la cybercité et du secteur des technologies de l?information et des communications, cette tendance devrait se poursuivre.

Pour des entreprises européennes engagées dans la haute technologie Maurice est perçue comme une bonne base d?opération. Un de nos atouts est que le coût de la main-d??uvre est, de trois fois inférieur à celle de l?Europe. Mais même si relativement moins coûteuse elle est rare. Il est difficile de trouver un technicien qualifié pour des activités de haute précision. Il faut résoudre le problème de la formation pour attirer plus d?investissements dans le high-tech.

Pour PriceWaterhouseCoopers, l?accès préférentiel dont bénéficie Maurice sur les marchés européens et de la région est un avantage qu?il faudrait capitaliser. Mais selon un responsable du dossier à Enterprise Mauritius, pour attirer davantage d?investissements il est impératif de rationaliser et d?harmoniser les différents régimes incitatifs. La définition du pioneer status doit être redéfinie. Avec la diversification, l?ingénierie légère a le potentiel de devenir un des nouveaux piliers de l?économie. Il faut faire feu de tout bois.

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