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Doper l?exportation malgache
Aller au-delà des échanges bilatéraux entre Maurice et Madagascar. C?est le message qu?a voulu transmettre Arvin Boolell, lors d?une conférence de presse, vendredi au Hilton Madagascar.
Il rendait compte de sa visite de trois jours dans la Grande île, dans le cadre de l?atelier intitulé « Cross Border Investment » organisé par la FAO.
Après le discours d?usage sur l?immense potentiel malgache, Arvin Boolell a plaidé pour « une conjugaison de nos efforts afin d?affronter le marché international ». Il a évoqué la complémentarité entre la richesse du sol malgache et le savoir-faire des Mauriciens.
Répondant à un confrère sur la commercialisation du foie gras malgache, Arvin Boolell parle des possibilités de coopération dans l?agro-industrie, pour s?attaquer aux niches que sont les marchés des Émirats, Dubayy en tête. Et il se prend à rêver d?une coopération Maurice-Madagascar dans le tourisme et l?artisanat. Mais il reste un long chemin à parcourir avant que Maurice ne devienne « ce tremplin pour l?exportation des produits malgaches vers les marchés internationaux ».
Boolell le reconnaît. « Il existe des problèmes sectoriels. » Ces questions ont été abordées avec ses homologues malgaches, affirme-t-il. Et pour surmonter ces difficultés, « nous n?avons d?autres choix que de conjuguer nos efforts ».
Pour le ministre, il existe une volonté politique de rapprocher les deux pays.
Il cite les accords et les arrangements administratifs conclus : gratuité de visa, protection des investissements, ligne de crédit transformée en « revolving fund »...
Zone économique spéciale
Dans le futur, les techniciens mauriciens se pencheront sur les questions de règles phytosanitaires, la paperasserie administrative sera allégée, un desk officer au sein des ministères malgaches s?occupera des échanges, une zone économique spéciale sera créée, un nouveau régime fiscal sera introduit. Et naturellement, l?épineuse question du foncier sera traitée, car il y aura une révision du cadastre? Le discours du ministre Boolell est appuyé par Martin Smith, représentant de la FAO à Madagascar, Marius Ratolonjanahary, secrétaire général du ministère malgache de l?Agriculture. Applaudissements !
Reste une question fondamentale, demeurée sans réponse : comment instaurer une réelle confiance entre opérateurs malgaches et Mauriciens?
<B> Jérôme BOULLE(de Madagascar) </B>
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