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Claudia Wiedey-Nippold dresse un bilan positif des relations UE-Maurice

26 janvier 2006, 20:00

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Claudia Wiedey-Nippold , nouvelle chef de la délégation de l?Union européenne (UE), qui a succédé à Juan Carlos Rey, dresse un bilan nettement positif de cette délégation à Maurice. Elle maintient que les relations entre l?UE et Maurice resteront ?constructives? et donneront encore des ?résultats concluants? à l?avenir. Elle ajoute que l?UE continuera à soutenir les objectifs, les visions et politiques du gouvernement afin d?aider au processus de développement du pays.

?Les relations entre l?UE et Maurice datent de très longtemps et ont été extrêmement constructives. Elles ont donné des résultats concluants. Nous sommes convaincus qu?elles vont rester ainsi à l?avenir. C?est une coopération qui couvre plusieurs secteurs, l?investissement, le commerce et le tourisme, entre autres?, a expliqué Claudia Wiedey-Nippod lors d?une conférence de presse hier.

?Les discussions vont bientôt commencer, dit-elle, entre l?UE et Maurice au sujet du 10e Fonds européen de développement. Elles vont être axées sur les priorités du gouvernement. Ces discussions vont définir les futurs accords de coopération et comment nous pouvons ajouter de la valeur au développement de Maurice à la lumière de nos précédentes interventions. Tout cela sera fait dans le contexte de l?Accord de Cotonou.? Dans le cadre du 9e Fonds européen de développement, Maurice a obtenu une enveloppe de 44, 6 millions d?euros, destinés principalement au secteur de l?assainissement des eaux usées et à un programme de lutte contre la pauvreté.

Claudia Wiedey-Nippold fait état des différents niveaux de coopération entre l?UE et Maurice. Depuis 1975, date de la première Convention de Lomé, la Commission européenne (CE) a financé des projets pour plus de 150 millions d?euros sous forme de dons à Maurice.

Compensation des droits de pêche

Grâce à l?accès préférentiel du sucre mauricien sur le marché européen durant ces 20 dernières années, les gains de Maurice au-delà du prix mondial sont estimés à près de 4 milliards d?euros. L?île Maurice est l?un des principaux bénéficiaires du Protocole sucre avec 38 % du quota alloué aux pays bénéficiaires du protocole.

?Cette subvention à l?économie équivaut à un niveau de près de 120 euros par habitant par an, considéré, au niveau mondial, comme un record en matière d?aide au développement?, dit Claudia Wiedey-Nippold.

Elle évoque également les revenus que Maurice obtient sur la question de compensation des droits de pêche octroyés aux navires de l?UE aussi bien que l?aide européenne par le biais de programmes régionaux et du financement des projets par la Banque européenne d?investissement. Claudia Wiedey-Nippold estime que durant ces dix dernières années, l?UE a constitué la source principale d?investissements directs étrangers à Maurice.

Sur le plan des échanges commerciaux, de 2002 à 2004, l?UE a importé 66 % en moyenne des exportations totales de Maurice, le premier marché pour les exportations mauriciennes.

L?UE est également, de loin, la principale source de touristes pour l?industrie du tourisme mauricien. Car les ressortissants de l?UE comptent, de 1994 à 2004, pour environ 70 % des arrivées totales de touristes.

L?ambassadeur français Dominique Renaux souligne que les relations entre l?UE et Maurice ?vont se poursuivre d?une manière assez forte?.

?Mais, dit-il, dans un monde marqué par la mondialisation et des échanges rapides, ces relations vont évoluer par la force des choses et des facteurs propres à l?UE et propres à Maurice, et aussi par des facteurs externes qui échappent tant aux Européens qu?aux Mauriciens.?

?Nouvelle page dans les relations Maurice-UE?

A son avis, trop souvent ces relations sont vues sous l?angle de l?actualité de l?évolution du dossier sucre. Opinion que partage également Anthony Godson, haut-commissaire britannique.

?C?est une préoccupation légitime. Mais le sucre n?est qu?un aspect de ces relations, dit Dominique Renaux. Les régimes préférentiels, sucre et autres, auxquels l?UE attache une grande importance, sont amenés à évoluer et sont remis en question par un certain nombre de pays émergents sur la scène internationale et qui veulent un redécoupage différent du commerce international.?

Dominique Renaux considère que ?ce n?est pas vrai de dire que les Européens veulent lâcher Maurice?. ?Au contraire, affirme-t-il, je suis convaincu que l?UE et Maurice vont travailler ensemble sous le 10e Fonds européen de développement pour ouvrir de nouvelles pages dans leurs relations et qui leur seront mutuellement bénéfiques. Au cours des prochaines années, Maurice connaîtra manifestement une période de transition économique, et l?UE sera là pour la soutenir?.

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