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Économies d’énergie... et de budget

25 janvier 2006, 20:00

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Dans un contexte de prix très fluctuants, la politique nationale de maîtrise de l’énergie ambitionne de réduire la dépense énergétique, l’émission de polluants atmosphériques et de lutter contre le changement climatique. Il est essentiel de rappeler qu’à une époque où les prix du pétrole flambent, où les taxes sur les émissions de CO2 nous guettent et où les ressources se tarissent toujours plus, les énergies renouvelables – comme le rayonnement solaire – permettent la réduction de gaz à effet de serre, ainsi que la consommation d’électricité.

C’est pourquoi l’État a mis en place une véritable politique énergétique, relayée au niveau local notamment par l’Agence départementale pour la maîtrise de l’énergie, la Région, EDF et l’Agence régionale de l’énergie Réunion.

Première mesure : le gouvernement a décidé de renforcer le dispositif fiscal en faveur des économies d’énergie et des énergies renouvelables. En effet, les Réunionnais peuvent gagner de l’argent en économisant l’énergie. Il n’est donc pas surprenant que les chauffe-eau solaires connaissent un succès certain auprès de la population.

Depuis le 1er janvier 2005 et la nouvelle loi des finances, chauffe-eau solaires, panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité, chauffage ou production d’eau chaude au bois et pompes à chaleur peuvent faire bénéficier aux particuliers d’un crédit d’impôts de 40 %, contre 15 % auparavant.

Et nouveauté pour 2006, pour les habitations principales construites depuis plus de deux ans, le taux du crédit d’impôt passe de 40 % à 50 % pour les équipements utilisant une énergie renouvelable et de 25 % à 40 % pour les chaudières à condensation, les matériaux d’isolation thermique et appareils de régulation de chauffage.

De même, les chaudières à basse température individuelles ou collectives bénéficient, elles, d’un taux de 15 %. Attention. Des plafonds ont toutefois été fixés : 17 500 euros de dépenses jusqu’en 2009 pour une famille avec 3 enfants, 16 400 euros pour un couple avec un enfant ou 8 000 euros, pour un célibataire, veuf ou divorcé sans enfant.

Si le propriétaire est imposable, son crédit d’impôt sera déduit de son impôt à payer et s’il ne l’est pas, c’est le Trésor public qui le remboursera... Qui n’a pas encore son chauffe-eau solaire ?

<B>Thomas Lauret</B>

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