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Ar 25 milliards pour développer Tana

11 janvier 2006, 20:00

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Enfin, tout est clair. La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a voté jeudi 5 janvier son budget pour l’année 2006. Son volume global est fixé à 25 milliards d’ariary (Rs 375 m). Un chiffre présentant une hausse de 4 milliards par rapport à l’année dernière. D’une manière générale, on constate une relative diminution au niveau de la partie réservée aux investissements qui s’élève à 22 % seulement. Toutefois, la CUA signale la multiplication des infrastructures sanitaires, des réfections de routes et la construction de ruelles et de caniveaux permettant de rendre effective l’assainissement de la ville.

Selon les explications avancées par le directeur des affaires économiques auprès de la gestion de la CUA, il n’est qu’un responsable d’exécution de la décision du conseil communal. Il est donc convenu que le fonds alloué au fonctionnement donne plus d’avantage à l’informatisation de la CUA. C’est tout à fait logique dans la mesure où le renforcement des administrations décentralisées est de mise pour mieux se préparer à l’avènement des élections. Concernant le budget d’investissement, beaucoup de projets figurent dans le programme d’activité du maire Patrick Ramiaramanana.

Cependant, ils ne sont pas inscrits dans ce projet annuel.

Prenons le cas de la réhabilitation et la reconstruction de la portion de route reliant Ambohijatovo à Mahamasina, longue de 1,25 km. D’une valeur totale de 1,52 milliard d’ariary et sous financement du Fonds d’entretien routier, elle marque le dynamisme des responsables communaux en matière de développement. L’embellissement de la ville ainsi que son assainissement est évident dans la mesure où les travaux portent sur le bitumage de la portion d’Ambatonakanga jusqu’à Amparibe, qui est jusqu’ici en pavé.

Les canaux et les caniveaux seront évidemment aménagés. Les mêmes travaux seront entrepris sur la route reliant Ambohijatovo à Antaninarenina. Les trottoirs et les dalles de la partie d’Amparibe, près du collège Saint-Michel, devant l’Institution Sainte-Famille, et ceux d’Antaninarenina devant la pharmacie Pergola feront aussi l’objet d’une réhabilitation.

<B>Coup d’envoi des réformes </B>

dans quatre grands ports Toamasina fait école. Après la réussite de la réforme engagée au plus grand port du pays, le gouvernement s’attaque aux ports des autres provinces : Antsiranana, Nosy be, Mahajanga et Toliara. Le processus de constitution des quatre Sociétés portuaires à gestion autonome (Spat) qui joueront le rôle d’autorité portuaire a été lancé la semaine dernière. Par ailleurs, une réunion des usagers de ces ports, en l’occurrence les armateurs, avec l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF), l’organe chargé de conduire les réformes, s’est tenue lundi

“Nos ports aujourd’hui n’ont plus la qualité et la productivité exigées par le transport maritime. L’idée est donc d’impliquer le secteur privé dans leur gestion à travers la Spat”, explique lors d’une interview Jérôme Sambalis, directeur général de l’APMF.

Pour le cas du port de Toamasina, les réformes viennent d’être finalisées par la mise en concession du terminal à conteneurs (Tac). Depuis le mois de septembre, c’est une société d’origine philippine, la ICTSI, qui prend en charge la gestion des conteneurs, du débarquement au stockage. Quant à la Spat, elle a été constituée au milieu de l’année 2005.

“La société d’exploitation du port de Toamasina (Sept) devient donc une société de service qui opère au sein du port et s’occupe de la gestion des marchandises conventionnelles à l’heure actuelle”, souligne un technicien du port.

La Spat est l’équivalent de l’autorité portuaire. Société anonyme où l’Etat détient 51 % des actions, elle se chargera de la gestion des installations portuaires comme la police d’exportation avec toutes les questions de réglementation comme la priorité des bateaux à l’embarquement ou au débarquement, la capitainerie, le pilotage et le remorquage.

“Techniquement, la Spat doit se désengager de toutes activités de service. La manutention et le stockage seront donc confiés à des opérateurs portuaires moyennant la signature d’une convention avec la nouvelle autorité portuaire”, précise Jérôme Sambalis. “Comme à Toamasina, seuls les terminaux à conteneurs (Tac) seront gérés par des sociétés choisies par appel d’offre à travers ce qu’on appelle une mise en concession”, indique-t-on du côté de l’APMF.

En tout, 17 ports d’intérêts nationaux et provinciaux seront concernés par les réformes. Mais seuls ceux de Toamasina, Mahajanga, Antsiranana avec Nosy be et Toliara feront l’objet d’une mise en gestion autonome. Mais vu les aspects particuliers du port de Toamasina, il a été le premier à être concerné. Pour les 13 autres, leur gestion et leur exploitation seront directement confiées à des opérateurs privés ou des collectivités territoriales à travers des mises en concession globales.

<B>Mahefa RAKOTOMALALA</B>

<I>l’Express de Madagascar</I>

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