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Les villageois insatisfaits de la rencontre avec David

9 janvier 2006, 20:00

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Le président du conseil de village de Mare-Chicose, Mahendranath Boyjnath, est ressorti hier de sa réunion avec le ministre des Administrations régionales, James Burty David, avec un sentiment de déjà-vu. Et il affirme que les atermoiements du nouveau gouvernement ne vont pas du tout plaire aux habitants du village, qu?il rencontre aujourd?hui. Plusieurs options sont donc à envisager, dont une manifestation devant l?Assemblée nationale et des poursuites contre l?Etat.

?Nous ne sommes pas satisfaits. On s?attendait à une décision finale sur notre situation, mais on a appris que le gouvernement, et le ministère des Administrations locales en particulier, veut appliquer des mesures high-tech pour essayer d?apaiser les problèmes?, déplore Mahendranath Boyjnath. Par mesures high-tech, comprenez : des techniques qui ont été adoptées sans succès dans le passé. Le mi-nistre a notamment évoqué la possibilité de supprimer les odeurs nauséabondes émanant du Centre d?enfouissement technique à l?aide de bombes désodorisantes. Ou encore le traitement des déchets lors de leur passage aux stations de transfert pour minimiser leur impact sur le village.

Mahendranath Boyjnath refuse d?être dupé par ces ?tactiques?. Pas même par la présence de ministres, dont Arvin Boolell, Vasant Bunwaree et Rajesh Jeetah. ?Eski zot pense ki sa kapav atir nu, ki l?environman pou vinn bon ar sa ? Personn dan Mar-Chicoz pa pou aksepte sa. Ki zot pou fer si zot propozisyon pa marse ?? demande-t-il.

Il affirme tout de même que James Burty David a concédé un point. ?Li finn dir ki si li bizin reloz nou li pou fer li.? Mais la question qui urge c?est ?quand ?? ?On va continuer à insister pour être relogés?, précise-t-il. Le président du conseil estime que ?zot pa pe donn ase importans? au rapport de l?Environment Impact Assessment. Les conclusions de ce rapport, qui devra être prêt fin janvier, seront cruciales dans la décision de reloger ou non les habitants. Entre-temps, Mahendranath Boyjnath reste catégorique : ?On va lutter jusqu?à ce qu?on obtienne gain de cause.?

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