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Des rabatteurs jugés ?trop gourmands? sévissent sur l?Ile-aux-Cerfs
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Des rabatteurs jugés ?trop gourmands? sévissent sur l?Ile-aux-Cerfs
La plage de l?Ile-aux-Cerfs ne désemplit pas en cette période de forte chaleur. Les bateaux, transportant les nombreux touristes vers cet îlot situé dans l?est, font l?aller-retour toute la journée. Outre de goûter aux joies de la plage, les visiteurs s?y rendent également pour profiter des nombreuses activités nautiques qui y sont proposées. Un des deux opérateurs qui offrent aux vacanciers la possibilité de s?adonner au parasailing, dénonce toutefois la présence de démarcheurs et autres rabatteurs sur cette destination. Ces derniers, laisse-t-il entendre, ?intimident? les touristes et obligent les opérateurs à leur verser une commission.
Il suffit de les observer opérer sur l?une des trois jetées de l?île pour se rendre compte de leur méthode d?opération. Dès qu?un bateau chargé de touristes arrive, ils sont cinq ou sept ?canvasseurs? à aborder les nouveaux venus auxquels ils proposent une multitude d?activités nautiques offertes par des opérateurs qui ne les ont absolument pas employés.
Sur une activité telle que le parasailing, qui coûte au client Rs 1 300, les rabatteurs réclament Rs 600 aux opérateurs. ?Ces gens ne possèdent aucun permis, ils n?ont fait aucun investissement dans aucune structure que ce soit et gagnent presque autant que nous?, dénonce Christian, un des deux opérateurs actif sur l?îlot depuis près de 15 ans. Dès qu?un client est repéré, le rabatteur ne le lâche plus.
C?est d?ailleurs ce dernier qui recueille l?argent du client pour ensuite donner la différence à l?opérateur qui n?a d?autre choix que d?accepter les conditions qui lui sont imposées.
Escroquerie fréquente
?Nous avons informé les autorités de la situation mais rien n?a été fait jusqu?à maintenant?, laissent entendre les opérateurs. Résister, lâche Christian, n?apporte que des problèmes. Nombreux sont les employés qui se sont fait bousculés ou insultés parce qu?ils ont refusé de céder aux pressions des rabatteurs. Cette situation n?est pas sans conséquence pour la réputation touristique de l?Ile-aux-Cerfs, qui accueille chaque année plusieurs dizaines de milliers de vacanciers. Nombreux sont les touristes escroqués par ces rabatteurs. ?J?ai eu une cliente qui, croyant avoir affaire à un employé, a remis de l?argent à un individu pour réserver une activité. Quand elle est arrivée le lendemain, l?homme avait disparu avec son argent et, bien entendu, il ne travaillait pour aucun opérateur?, nous explique encore Christian.
Ces cas, fréquents, sont peu rapportés à la police. Certains opérateurs font également ressortir l?apathie des officiers de la National Coast Guard (NCG), postés sur l?Ile-aux-Cerfs. ?Les rabatteurs opèrent au vu et au su de tout le monde et les autorités ne font absolument rien?, lâche un opérateur, visiblement irrité par la situation actuelle.
Devant le nombre important de rabatteurs ? environ une vingtaine? opérant en toute illégalité sur l?île, les opérateurs hésitent à résister par crainte d?être victimes de représailles. ?L?Ile-aux-Cerfs est une véritable machine à sous. Elle attire ceux qui veulent gagner de l?argent facilement?, expliquent-ils.
?Débarrasser? l?île des inutiles
Les rabatteurs estiment pour leur part ne rien faire de mal. L?un d?entre eux, qui se fait appeler Tony, assure apporter aux opérateurs une clientèle régulière. Ce que bien sûr réfutent ces derniers, qui assurent n?avoir absolument pas besoin de leurs services. ?Nous ne sommes que deux opérateurs sur l?île à offrir ces loisirs nautiques. Nous n?avons donc nullement besoin de leur aide pour avoir des clients?, explique l?un d?eux. Face à ce conflit, les opérateurs réclament que des actions soient prises par les autorités concernées pour ?débarrasser? l?Ile-aux-Cerfs de ces rabatteurs illégaux et trop gourmands au goût de certains. ?Il est urgent qu?une réglementation soit mise en place et que les autorités concernées prennent leurs responsabilités?, déclarent-ils.
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