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Enterprise Mauritius lance un fonds pour faciliter l’accès aux expertises
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Enterprise Mauritius lance un fonds pour faciliter l’accès aux expertises
Enterprise Mauritius (EM) entend jouer un rôle très actif pour faciliter le transfert de technologie vers les entreprises. L’agence de soutien a dévoilé hier l’Enterprise Development Fund, un fonds destiné à venir en aide aux sociétés qui souhaitent se restructurer et se moderniser. Le lancement officiel du nouveau plan a eu lieu lors d’un breakfast d’affaires au Domaine Les Pailles.
Le fonds entre en opération dès demain. Une enveloppe de Rs 35 millions a été budgétée à cet effet. Les entreprises locales pourront faire appel à cette ligne d’assistance pour faciliter leur accès à des technologies et à des expertises susceptibles de donner une nouvelle impulsion à leur business.
L’Enterprise Development Fund viendra en aide aux compagnies qui s’engagent dans des initiatives destinées à rehausser le volume de leurs exportations, améliorer leur capacité interne, rehausser leur profitabilité et aiguiser leur compétitivité internationale.
Les subventions d’EM aideront les candidats choisis à se payer les services de consultants qui les assisteront dans la réalisation des objectifs mentionnés plus haut. L’entreprise bénéficiaire devra toutefois participer aux coûts du consulting à hauteur de 50 %. Une somme maximale de Rs 500 000 peut être déboursée par intervention.
“Nous allons mettre de l’argent là où cela peut faire une différence pour le business. Ce fonds n’a pas pour objectif de sortir les compagnies en difficulté du gouffre. Il y a des institutions financières pour cela”, soutient Amédée Darga, président d’EM.
<B>Se regrouper pour partager les coûts</B>
Il faut au préalable, un accord commun entre l’appliquant et EM sur la pertinence de l’expertise recherchée. Les opérations susceptibles d’obtenir les financements du fonds sont les sondages de marchés, la participation à des foires internationales, le développement des nouveaux produits et de prototypes, le business process re-engineering, la mise en place des systèmes de gestion d’information (cela exclut toutefois l’achat de logiciels d’application et de matériel informatique), et l’implémentation des systèmes de qualité, entre autres.
EM encourage les entreprises à se regrouper pour partager les coûts de l’intervention des consultants. “Nous constatons très souvent que plusieurs opérateurs font face au même type de problème. Nous allons également allouer des fonds destinés à une utilisation commune des ressources”, affirme Amédée Darga.
Le projet d’EM contient plusieurs garde-fous pour éviter des abus. Dans le passé, plusieurs initiatives de ce genre avaient ouvert la voie à diverses formes d’excès de la part des utilisateurs au détriment des entreprises qui avaient des projets sérieux.
Les éventuels candidats devront ainsi fournir la preuve qu’ils ont un business solide. “Nous n’allons pas financer des entreprises qui ne seront plus là dans quelques mois. Nous accorderons des fonds aux sociétés établies et non aux start-ups”, fait ressortir Lance Wickman, chief operating officer d’EM.
Les demandeurs devront également démontrer que les projets soumis à EM ont le potentiel de générer de la valeur ajoutée durable pour l’entreprise. “Il faut que l’expertise obtenue puisse transpirer au sein de l’organisation. Les employés doivent bénéficier du transfert de technologie.”
Les entreprises manufacturières et les prestataires de services exportables (excluant les services financiers et le tourisme) obtiendront une attention prioritaire du Enterprise Development Fund.
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