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Le gouvernement souhaite le départ de Gopalsingh
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Le gouvernement souhaite le départ de Gopalsingh
Le commissaire de police (CP) est-il sur la voie du départ ? Même si rien n?est définitif à ce stade, des signaux semblent indiquer que les choses vont dans ce sens. Et de nombreuses indications viennent le prouver.
D?abord, il avait fait transférer son ?ennemi? à la SMF à cause des allégations de brutalités policières. Et l?on assiste maintenant à un retour en puissance de l?ASP Radhooa. Autre constatation : le rôle du commissaire de police, Ramanooj Gopalsingh, a été relégué au second plan et il a adopté un profil bas depuis plusieurs mois. A cela, vient s?ajouter le fait que, depuis quelque temps, son adjoint, le DCP Dhuneswar Ramparsad, est reçu par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour discuter des dossiers ayant trait à la sécurité nationale. Ramanooj Gopalsingh devrait-il craindre pour son poste ?
Dans l?éventualité où cette menace se précise, les milieux proches du principal concerné rétorquent qu?il pourrait bien donner du fil à retordre au gouvernement, s?il doit quitter son poste sans aucune compensation et pension. Mais pour l?inciter à partir sans que cela ne débouche sur une crise constitutionnelle, il est fort probable qu?il obtiendrait une ?golden handshake?. Il cédera ainsi la place à celui sur lequel le gouvernement aurait porté son choix depuis plusieurs mois : le DCP Dhuneshwar Ramparsad, ex n° 1 de la défunte NIU.
Aux Casernes centrales, on s?interroge en tout cas sur le va-et-vient du DCP Ramparsad auprès du Premier ministre. Cela, pour discuter de certains dossiers sensibles mais aussi du maintien de l?ordre et de la paix. Et pourtant, cette tâche relève de l?autorité de Ramanooj Gopalsingh.
De plus, le DCP Ramparsad assume fréquemment les fonctions de commissaire de police par intérim quand Ramanooj Gopalsingh est en mission. Tel n?était jamais le cas sous le gouvernement MSM-MMM. C?était le DCP Jean Bruneau qui assumait de telles fonctions en l?absence du CP.
S?il se dit conscient de certains faits qui ?intriguent?, Ramanooj Gopalsingh se montre néanmoins catégorique. Contacté hier, il précise qu?il ?ne quitte pas la police comme l?ont fait accroire certaines rumeurs. J?ai des obligations professionnelles. Il faut que je les assume jusqu?au bout. J?ai aussi des obligations familiales.?
Et qu?en serait-il s?il était contraint à quitter son poste ? Ramanooj Gopalsingh évoque d?emblée les dispositions de la Constitution sur le départ forcé d?un commissaire de police. ?Je n?ai commis aucun vol ou crime qui puisse faire de sorte que je sois viré comme un vulgaire voyou?, ajoute-t-il.
Des milieux proches du CP font écho à cet argument : ?Sous les articles 77 et 79 de la Constitution du pays, seul un tribunal composé de trois juges en exercice de la Cour suprême peuvent décider du limogeage du CP s?il a commis une faute d?une extrême gravité.? Or, tel n?est pas le cas pour le commissaire de police actuel, précisent ces mêmes sources. Et l?on ne sait pas avec précision ce que le gouvernement reproche au CP.
Le DCP Ramparsad aurait déjà lorgné le poste de commissaire de police au lendemain de la défaite de Navin Ramgoolam aux élections générales de 2000. Un haut fonctionnaire du bureau du Premier ministre allègue qu?un ?lobby s?exerçait alors pour soutenir que le CP avait été nommé sous l?ancien gouvernement et qu?il devrait partir?.
Pour le gouvernement, le DCP Ramparsad serait l?homme de la situation. Depuis l?arrivée du nouveau gouvernement, le DCP est monté en grade. Et ses conseils sont suivis avec beaucoup d?attention.
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