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Best est mort le show continue

27 novembre 2005, 00:00

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L’ombre de George Best a plané sur l’ensemble des pelouses d’Angleterre hier. Décédé vendredi, à l’âge de 59 ans, des suites d’une grave infection pulmonaire, celui que d’aucuns considéraient comme le Van Gogh du football était vénéré dans le Royaume.

Ancienne légende vivante de Manchester United, qu’il a d’ailleurs conduit au sacre européen en 1968, la même année qu’il recevait le prestigieux Ballon d’or, l’attaquant nord-irlandais appartenait à la race des très grands. Ses buts venaient souvent d’ailleurs, son influence sur le terrain était énorme.

Best était aussi le symbole de la génération déjantée des Sixties, ce qui lui valut d’ailleurs d’être surnommé le cinquième Beattle. Pas seulement à cause de sa longue chevelure qui faisait craquer les minettes, mais surtout pour ses excès en tout genre, son vocabulaire enflammé.

Le football, c’était sa science. Mais pour rien au monde il ne lui aurait dédié toute sa vie. Consommé par la gloire, Best a rapidement égaré une bonne partie de sa fortune dans l’alcool, les femmes et les voitures de sports.

Hier, une minute de silence a été observée sur l’ensemble des pelouses d’Angleterre. L’hommage le plus poignant est venu du Molineux, le stade de Wolverhampton, où le public a préféré réserver à Best une ovation debout plutôt que le silence recommandé.

<B>Lampard, 160e match</B>

Best est mort, mais la vie continue. The show must go on.

A Fratton Park, où le mal-classé Portsmouth espérait entamer l’après Alain Perrin par un coup d’éclat face à l’ogre Chelsea, le public est reparti déçu, les Blues de Jose Mourinho ayant vite fait d’expédier les affaires courantes.

Le champion d’Angleterre en titre s’est imposé 2-0, pour porter son avance en tête de la Premier League à onze points au terme de la 13e journée. Hernan Crespo a ouvert le score (27e) mais c’est surtout Frank Lampard qui a marqué les esprits. Pour son 160e match consécutif en Premier League, un record qui ne sera pas battu de sitôt, le milieu de terrain de la sélection anglaise a non seulement doublé la mise (67e, sur penalty), mais surtout repris la tête du classement des buteurs avec 11 réalisations.

Désormais, le dauphin de Chelsea s’appelle Arsenal. Wigan ayant été battu devant son public par Tottenham, 2-1, les Gunners en ont profité pour retrouver un statut plus conforme à leur réputation.

A Highbury, les hommes d’Arsène Wenger n’ont fait qu’une bouchée de Blackburn, 3-0, confirmant au passage qu’ils avaient retrouvé un semblant d’appétit. Fabregas a ouvert le score très tôt (3e), Van Persie l’a clos très tard (90e). Entre les deux, Thierry Henry a écrit une nouvelle page d’histoire (50e). Le Français est en effet devenu le premier joueur à inscrire 100 buts à Highbury.

Charlton est pour sa part en chute libre. Les Addicks d’Alan Curbishley ont concédé hier, à Aston Villa, le quatrième revers de rang, 1-0, but de Steve Davis à vingt minutes du terme. Les voilà qui glissent à la dixième place après avoir un instant donné l’impression de pouvoir se battre pour l’Europe.

Liverpool, de son côté, s’est contenté d’une victoire sans panache, 1-0, sur la pelouse de Manchester City, où l’attendait son ancien gardien David James. La lumière est venue du Norvégien Bjorn-Arne Riise peu après l’heure de jeu. Qu’importe la qualité du spectacle, l’essentiel, pour les Reds, est d’avoir confirmé leur redressement. Ils sont désormais septième, à des années lumière de Chelsea, mais à seulement deux points de Manchester United, qui occupe la quatrième et dernière place qualificative pour la Ligue des champions.

A noter, pour finir, la précieuse victoire de Birmingham City sur la pelouse de la lanterne rouge Sunderland 1-0. Victoire qui n’éloigne pas pour autant les Blues de la zone de relégation.

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