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?Le statut français de Mayotte est injuste?
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?Le statut français de Mayotte est injuste?
Le président du Parlement de l?Union des Comores, Said Dhoifir Bounou, a jugé ?injuste? le maintien de Mayotte sous souveraineté française, ajoutant que ?la décolonisation? des Comores restait ?inachevée? du fait du statut de l?île dans l?archipel.
Said Dhoifir Bounou s?exprimait devant des hommes politiques et des responsables d?organisations non gouvernementales, lors d?une cérémonie commémorative de l?adhésion des Comores aux Nations unies, effective depuis le 12 novembre 1975. ?Au regard de toutes nos constitutions, de la loi internationale qui prime sur le droit national (...), les Comores restent un Etat composé de quatre îles?, a déclaré le président de l?Assemblée.
Il a également affirmé que ?le dialogue franco-comorien prôné au sujet de l?intégrité territoriale des Comores et, donc du retour de l?île de Mayotte dans l?ensemble comorien, ne produit pas les résultats escomptés?. Des Comoriens tentent fréquemment d?émigrer illégalement vers Mayotte, plus développée que l?Union des Comores.
Les Comores ont accédé à l?indépendance de la France le 6 juillet 1975, après un référendum. Cependant l?île de Mayotte, qui faisait partie de l?archipel et avait voté en majorité contre l?indépendance contrairement aux trois autres îles (Grande Comore, Anjouan et Mohéli), est restée française.
Samedi dernier, le Parlement de l?Union des Comores a adopté une résolution engageant le gouvernement à proclamer la journée du 12 novembre ?journée nationale maoré?, chômée et payée. Dans ce texte, les députés demandent en outre au chef de l?Etat de l?Union des Comores, Azali Assoumani, de s?adresser à la nation sur la question de Mayotte.
La résolution demande également au grand Moufti et à tous les imams du pays de consacrer une partie de leur prêche à la question de Mayotte. Le Parlement comorien, contrôlé par des forces politiques opposées au colonel Azali, n?approuve pas la politique gouvernementale sur la question de Mayotte.
<B>Des clandestins interceptés à l?intérieur des eaux mahoraises</B>
Entre les patrouilles quasi quotidiennes de la vedette de police aux frontières et celles des bâtiments de la Marine nationale, il ne se passe pas une semaine sans que des clandestins ne soient pris sur le fait entre les Comores et Mayotte et tombent dans les mailles du filet. Particulièrement en provenance d?Anjouan, à quelques heures de mer de l?eldorado que représente l?île aux parfums.
Dimanche matin à l?aube, au large de Mayotte, les hommes de veille à la passerelle du patrouilleur de la marine nationale La Rieuse repéraient un écho sur son radar, à l?intérieur des eaux territoriales de Mayotte. Le commandant du patrouilleur décidait alors d?identifier cet écho, compte tenu de précédentes interceptions de navires clandestins cherchant à rejoindre les côtes mahoraises en provenance d?Anjouan.
Dès que La Rieuse a été assez proche, les hommes de veille ont pu identifier à la jumelle une embarcation qui se révélait être de type kwassa-kwassa, comme d?habitude lourdement chargée, au risque de se retourner en cas de mauvaise mer.
Se voyant repéré, celui-ci tente alors de s?échapper avant de stopper après une dizaine de minutes de poursuite. Sans marque de nationalité et sans équipement de sécurité, avec 30 personnes dont 4 femmes et 7 enfants à bord, la barque était interceptée. Le commandant du patrouilleur, compte tenu de l?absence de pavillon de l?embarcation et de la mise en danger de la vie d?autrui pour les deux passeurs, en collaboration avec le commandant de la base navale de Mayotte, décidait de dérouter le kwassa vers Dzaoudzi.
Aucun des passagers n?était en mesure de présenter des papiers d?identité et il est fort probable que, dans peu de temps, il ne refasse le voyage en sens inverse, jusqu?à, sans doute, une nouvelle tentative.
Clicanoo.com
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