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Les droits des enfants font débat
Des changements en profondeur au niveau de la loi et des structures sont nécessaires pour mieux protéger les enfants. « Nous planchons sur une série de réformes. Des propositions seront soumises au public en décembre pour être étudiées et modifiées si besoin est », annonce le ministre de la Justice et des droits humains, Rama Valayden.
Il intervenait hier, dans une conférence-débat sur les droits de l?enfant mauricien, organisée par le Mouvement pour le progrès de Roche-Bois, en collaboration avec le conseil municipal de Port-Louis. Un événement qui coïncide avec la journée internationale de l?Enfant qui sera célébrée aujourd?hui.
Pour l?Attorney General, il est temps de renforcer les lois ayant trait aux délits criminels commis sur les enfants. Le tribunal de la famille (Family Court), figure en bonne place dans ses projets, de même qu?un Human Rights Centre. « Des enfants ressortent abrutis de la cour qui devrait, soit dit en passant, être le dernier recours. Cependant, ils sont parfois amenés à témoigner et notre but avec le tribunal de la famille est de diminuer cet impact sur eux. »
Le ministre note aussi « l?échec » des Rehabilitation Youth Centre et Correctional Youth Centre. Échec qu?il attribue au manque de suivi, de formation, et de volonté. « Malgré les bonnes intentions li pa pé mars couma bisin. C?est aussi le cas des femmes victimes de violence domestique. Nous bisin met l?ambition plus bas et avancer doucema doucema. »
L?Ombudsperson pour les enfants, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, s?est évertuée à expliquer les raisons de la violence. « C?est un cercle vicieux. Souvent, l?homme qui bat femme et enfants a lui-même été victime de la violence dans son enfance? » Elle souhaite un réveil de la conscience nationale et la mise en ?uvre d?un audit social pour une meilleure coordination des actions.
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