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Eriksson sur un siège éjectable
Le sélectionneur de l'Angleterre Sven-Goran Eriksson pourrait laisser sur le banc son défenseur central Rio Ferdinand pour le match crucial de qualification au Mondial-2006 de football contre l'Autriche, ce soir à Manchester, selon la presse britannique. Est-ce l?un des derniers coups de poker d?un Suédois de plus en plus critiqué ?
Une décision, évoquée par plusieurs quotidiens hier, qui surprendrait ceux qui accablent le Suédois pour son indécision depuis quelques semaines en Angleterre, et plus encore depuis la défaite surprise contre la très modeste Irlande du Nord (1-0) le mois dernier pour son précédent match dans le groupe de la zone Europe.
Devant la méforme persistante de Ferdinand avec Manchester United, Eriksson semble préférer une charnière centrale John Terry-Sol Campbell.
D'après les quotidiens anglais, le Suédois a annoncé jeudi à Ferdinand qu'il débuterait sur le banc ce match que l'Angleterre doit impérativement gagner pour pouvoir ensuite disputer mercredi la première place du groupe à la Pologne, qu'elle devra aussi battre.
Ferdinand, considéré comme le plus doué des défenseurs centraux anglais, est régulièrement critiqué pour son apparente désinvolture sur le terrain.
Sa forme contraste avec celles de Terry, pilier d'un Chelsea intouchable (dix victoires et un nul en onze matches de compétition), et de Campbell, ancien titulaire inamovible en équipe d'Angleterre, de retour avec Arsenal après une longue blessure. Bonnes nouvelles : le milieu de terrain et capitaine David Beckham et l'attaquant Michael Owen ont repris jeudi l'entraînement et pourront tenir leur place.
De nombreux commentateurs accusent Eriksson d'être trop proche de ses joueurs vedettes pour les envoyer sur le banc ou, dans le cas de David Beckham qui insiste pour jouer dans l'axe au milieu, imposer ses choix tactiques.
Son côté distant, voire effacé, à l'opposé de son prédécesseur, Kevin Keegan, est vite assimilé à de l'indifférence. Ce qu'il nie. «Je peux motiver mes joueurs, se défend le premier sélectionneur étranger de l'Angleterre. Ce n'est pas parce que je ne crie pas, ça n'a rien à voir avec la motivation et la passion. Je suis concerné. Je suis désespéré quand nous perdons, mais je ne crie pas. » Son imposant salaire (6 millions d'euros annuels) semble être son seul intérêt, disent les plus médisants. Le moindre faux-pas pourrait lui être fatal car, dans le groupe 6, la Pologne pourrait également se qualifier, sans jouer, si l'Angleterre ne s'impose pas face à l'Autriche?
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