Publicité
La contre-expertise française au secours des deux amants
Par
Partager cet article
La contre-expertise française au secours des deux amants
Il y a trente-quatre mois, deux amants étaient retrouvés à Bassin-Blanc. Et le mystère autour de la mort d?Anshi Ittoo, 17 ans, et de Ramesh Sandooram, 38 ans, préoccupe toujours les autorités. Celles-ci envisagent de se tourner vers le centre de recherches médico-légales de l?université de Bordeaux, en France, pour avoir un second avis sur ce drame.
L?Attorney General, Rama Valayden, aurait évoqué la question la semaine dernière avec la chef de l?unité de médecine légale qui était à Maurice dans le cadre d?un programme de formation destiné aux futurs médecins légistes.
Si la démarche se concrétise, une copie des conclusions des autopsies ainsi que des échantillons prélevés sur le couple seront expédiés en France. Tout reste cependant à finaliser tout comme une éventuelle collaboration en « tele-forensic medecine » sur des cas « importants ».
Quoi qu?il en soit, indiquent des sources proches du dossier, il serait surprenant que les experts bordelais fassent des « révélations » sur les circonstances entourant la disparition du couple.
Anshi Ittoo et Ramesh Sandooram, avaient été retrouvés sans vie en novembre 2002 dans le cratère de Bassin-Blanc. Ils étaient agrippés l?un à l?autre, attachés par une ceinture.
Les autopsies pratiquées par le médecin légiste, Satish Boolell, révèlent qu?ils sont morts d?une hémorragie cérébrale, conséquence d?un « impact » à la tête. L?absence d?éléments démontrant que les deux ont plongé dans le lac pourrait indiquer qu?ils ont reçu des coups, à l?inverse de la thèse privilégiée par la police criminelle du Sud. De même, selon le constat du médecin, ils n?ont pas eu ces blessures lorsqu?ils sont tombés dans le volcan. Aucune trace d?eau saumâtre, de végétation ou de terre n?a été trouvée dans leurs poumons et leurs estomacs.
<B>Victimes d?une erreur</B>
Comme le veut la procédure en cas de mort inexpliquée, le DPP ouvrira une enquête judiciaire, d?autant que l?avis du médecin diverge de celui des enquêteurs.
Depuis 2002, plusieurs théories ont été émises, mais aucun suspect n?a été interpellé malgré le fait que le dossier ait changé de mains à plusieurs reprises. L?affaire tournerait aussi autour de Kishan Hazareesingh, poursuivi en cour intermédiaire pour l?agression à l?acide du Dr Krishan Malhotra, gendre de sir Anerood Jugnauth, à la clinique Medpoint.
Les proches des disparus pensent qu?ils ont été victimes d?une mistaken identity. Ramesh Sandooram était au volant de la Toyota Land Cruiser que venait de lui vendre Hazareesing. Sur ce point, l?affaire prend une coloration « politique »?
Publicité
Publicité
Les plus récents