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Les Agaléens craignent l?éviction définitive
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Les Agaléens craignent l?éviction définitive
Les Agaléens de Maurice ont peur de se voir refuser définitivement l?accès à leur île natale. Ils l?ont dit hier matin, lors d?une manifestation, à Port-Louis, devant les locaux de la Outer Island Development Company, qui gère Agaléga. Ils craignent surtout l?éviction définitive, qui a frappé les habitants de l?île de Diego Garcia, aux Chagos, dans les années 70.
?Je ne peux plus retourner dans mon île, je n?ai plus le droit d?y avoir une maison et du travail?, se plaint Rosalette Jasmin, une Agaléenne de Maurice. Une dizaine de natifs réclame l?accès à la terre et des facilités pour le retour. Ils se plaignent aussi de problèmes d?infrastructures, d?éducation et de fléaux sociaux qui handicapent Agaléga.
?Nous sommes devenus des squatters sur notre île?, résume Alix Moutou, fille d?un ancien administrateur d?Agaléga. ? Nous devons payer Rs 7 500 pour y aller mais n?avons plus de coin à nous.? Elle ajoute que le manque d?infrastructures force les Agaléennes à venir accoucher à Maurice. Pour les manifestants agaléens, il se pourrait que dans un avenir proche, il n?y ait plus de natifs d?Agaléga.
Les Agaléens, regroupés en association, avaient écrit au Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour une rencontre. Dans sa réponse, datée du 29 août, ce dernier leur a demandé de se référer au ministère de Rodrigues et des îles. Un ministère qui tombe, en fait, sous la tutelle de? Navin Ramgoolam. ?Nous avons l?impression qu?il refuse de nous rencontrer?, laisse tomber Laval Supramanien.
L?échec du projet d?IBL à Agaléga est, pour les Agaléens de Maurice, une ?déception terrible?. Ce projet touristique était assorti d?une liaison aérienne assurée par Catovair. La nouvelle compagnie aérienne aurait permis de désenclaver l?îlot.
Agaléga abrite 300 habitants. à Maurice ils seraient 175. Mais, pour Laval Supramanien, ils seraient 15 000 à être d?origine agaléenne ici.
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