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La technique du balai coco
Assis sous un cocotier, Désiré, avec ses doigts agiles, nettoie les brindilles d?une branche de coco. Ce geste, il le fait depuis plusieurs années et il compte le faire jusqu?à son dernier souffle.
Désiré Ahvan, qui habite à Port-Mathurin fabrique des balais coco. Ces fameux balais, qui sont hélas, en voie de disparition ! Désiré avait 15 ans quand il a appris à en faire. Il se rendait régulièrement dans le village de Grand-Baie pour apprendre le métier. A cette époque, un balai se vendait 40 sous ! Comme il ne pouvait se fier uniquement sur la vente de cet ustensile pour gagner sa vie, Désiré avait pris l?emploi à l?hôpital de Crève-C?ur.
Désiré arpente les villages, même les plus éloignés pour chercher les feuilles de coco. C?est dans sa cour même qu?il nettoie les brindilles. Une poignée d?entre elles sont nouées avec de la corde de raphia, avant d?être ajustées. Il peut en confectionner jusqu?à quatre par jour. Généralement, ce sont des personnes qui viennent chez lui pour acheter ses balais.
Aujourd?hui, un balai trouve preneur à Rs 80. ?C?est devenu une denrée assez rare et les personnes n?hésitent pas à mettre le prix?, souligne-t-il. Toutefois, son travail devient de plus en plus difficile, surtout avec la rareté des feuilles de coco. ?Les cocotiers deviennent de plus en plus rares et les gens ne sont pas comme avant. Ils refusent de vous en donner?, affirme-t-il.
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