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22 août 2005, 00:00

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Alors que le centre de Rivière-du-Rempart se développe à une vitesse vertigineuse, à une centaine de mètres plus loin, une vingtaine de familles, vivent dans de pauvres logis et se battent quotidiennement pour faire bouillir la marmite. Un véritable contraste.

Cela fait quelque cinq ans que certaines familles vivent dans cette localité appelée Lor Pont, en raison de la proximité de leurs maisonnettes avec le pont sur la route Railway. Comme celle de Solange Gopaul.

Mario Lauricourt, 39 ans, raconte que ses grands-parents, alors employés de l?établissement de Mon-Loisir vivaient sur ce petit terrain. Ils n?avaient eu qu?un document qui certifie qu?ils avaient obtenu ce terrain et qu?ils pouvaient y vivre. Ils sont aujourd?hui, plus d?une centaine qui, de génération en génération, habitent dans ces modestes demeures.

Mais personne ne travaille sur la propriété. Dans la plupart des familles, on est aujourd?hui pêcheur, après avoir été extracteur de sable. Mais aucun ne détient une carte professionnelle, ce qui leur aurait permis de toucher l?allocation de mauvais temps.

Il y a environ quatre ans, Ashok Kisto, Field Worker au Trust Fund pour l?intégration sociale soumet un rapport. Certaines de ces familles reçoivent alors des pondeuses du Mouvement d?autosuffisance alimentaire. La Fédération des jeunes fermiers vient également à leur rescousse. Elle leur offre des poules sur pattes.

Rémy Isidore souligne que malgré leur bonne volonté, il leur est difficile de joindre les deux bouts. Mario Lauricourt fair ressortir que faute d?un titre de propriété, il leur est impossible de construire des maisons en dur. ?On ne sait pas ce que demain nous réserve. Pourtant j?ai fait l?acquisition de blocs, mais j?hésite?, dit-il. Solange Gopaul souhaite que l?établissement Mon-Loisir régularise leur cas.

Ces habitants vivent la plupart du temps de la vente d??ufs et de poulets. ?Le Trust Fund nous a permis de multiplier le nombre de pondeuses et aujourd?hui la vente des ?ufs et de poulets sur pattes nous permet d?obtenir en moyenne Rs 500 par semaine?, souligne Mario Lauricourt. Ce dernier agit comme coordonnateur auprès des familles. Il achète la nourriture de poulet en gros et la revend aux autres familles. Il précise qu?il la vend au prix auquel il l?achète.

Ashok Kisto aurait souhaité une synergie entre les différentes organisations nongouvernementales afin que l?aide à ces familles puisse être utilisée à bon escient. Elles sont désireuses de trouver des solutions durables à leurs problèmes.

Parmi ces gens, il y a une fillette de 5 ans, retardée. Sa famille a fait une demande d?une chaise roulante.

MON-LOISIR

<B>?Leur cas est considéré?

■ Interrogé, le ?Public Relations Officer? de l?établissement Mon-Loisir, dit que ces familles ont reçu la visite d?une délégation il y a une quinzaine de jours. Nous sommes en pourparlers avec le gouvernement pour trouver une solution pour ces familles. Nous sommes d?accord qu?elles doivent avoir certaines aménités. Toutefois, il lance un appel pour que d?autres personnes ne viennent pas s?ajouter au nombre actuel.

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