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Ti Mambo
Shekina Mootanah : La perfectionniste
Gestes sûrs, appuyés, précis. Du haut de ses huit ans, Shekina Mootanah maîtrise le Bharat Natyam. «Quand elle danse, elle est une autre. J?ai l?impression qu?elle est alors plus grande que ses huit ans, » explique sa mère Soojita. «J?aime danser, mais je fais aussi du karaté,» déclare-t-elle. Et le point commun entre les arts martiaux et la danse, c?est bien la technique. «Elle est très disciplinée,» ajoute Soojita, très fière de son petit prodige. Pour sa finale, Shekina a choisi une danse en hommage au dieu Ganesh. «Je vais imiter les mouvements de l?éléphant. C?est pas trop dur.»
Déborah Oudin : Jolie poupée
Il y a d?abord son sourire. Candide et généreux. Puis, il y a ses magnifiques yeux verts. Enfin sa jolie petite tête. Du haut de ses huit ans et demi, Déborah Oudin sait ce qu?elle veut : chanter. Elève en quatrième à l?école de la Salle à Port-Louis, cette habitante de Coromandel ne jure que par la musique. Le secret de son succès : Caramel, son doudou, un petit singe couleur caramel, qu?elle promène dans les coulisses de Ti Mambo et partout ailleurs. Pour sa troisième participation à Ti Mambo, Déborah a choisi de dépoussiérer Les bêtises de Sabine Paturel. «C?est une jolie chanson,» explique-t-elle avec son grand sourire.
Angels Stars : Laissez-les danser
Kelly, Alexandra, Mary-Jane, Sonia, Aurélie, Karen, Rachel et Cassandra, sont danseuses. Gracieuses et acrobates, elles ont bénéficié du savoir-faire d?Annie Wong, leur prof de danse du centre Ming-Tek, pour s?élancer sur une danse chinoise dédiée à la fête. Les costumes sont somptueux, les accessoires nombreux et les petites filles enchantées. Agées entre dix et douze ans, elles ont tous les atouts pour séduire le jury.
Soleil du sud : la grâce incarnée
Sandra, Charleen, Navini, Honeesha et Darshini, viennent de Souillac. Elles ont rejoint il y a quelque temps le SCAS Academy, Social Cultural, Art and Self Academy, histoire de se s?épanouir et de se trouver des vocations. L?amitié et surtout la danse, les unissent. « On est bien ensemble, on aime danser et rire,» explique la bavarde Navini. Alliant la grâce au charme, ces jeunes filles n?ont guère volé leur place en finale.
Lambians nou zancet : au coeur des racines
Ils excellent dans l?art de jouer de la ravanne, de faire résonner la maravane et de faire «trianger» ce petit bout de fer appelé le triangle. Yannick, petit fils de Nono Brabant, entouré de ses amis Kevin et Kissen, redore le blason du séga typique avec une étonnante dextérité. C?est dans leur maison de Résidence Kennedy à Quatre-Bornes, qu?ils s?emploient à faire résonner leurs instruments. «Mo kontan zoue ravanne, kan mo pe batte koume sa, mo senti moi enn lot,» explique le petit garçon.
Yvette Dantier : Le sourire chantant
Elle a sans doute le plus beau sourire de cette cuvée 2005 de Ti Mambo. Son sourire est large et il a cette façon particulière de faire briller ses jolis yeux. Yvette Dantier, douze ans, tout de jaune vêtue, a choisi Quand on a que l?amour de Jacques Brel, pour finir en beauté son passage dans Ti Mambo. «Cette chanson est forte et jolie,» explique cette étudiante au Collège Lorette de Curepipe, sans jamais arrêter de sourire.
Les Hip-hop sisters : Frénétiques !
Elles s?appellent Tessa, Anaëlle et Olivia. Elles sont cousines et partagent le goût de la danse, du hip-hop, notamment. Elles aiment les mouvements frénétiques et les acrobaties qu?exigent cette danse. Pour leur finale, elles sont choisi de marier Get Right de Jennifer Lopez à Flashdance, la reprise des Global Deejays. «On va faire de notre mieux. On a beaucoup répété,» explique la timide Anaëlle. Habillées à la dernière mode, avec des magnifiques boots aux pieds, Tessa, Annaëlle et Olivia, ont sans aucun doute, le hip-hop attitude.
Anouchka Roy : dans l?air du temps
Silhouette longiligne et sourire enchanteur. Anouchka Roy est une jeune fille dans l?air du temps. Elle choisit néanmoins, de chanter du Cabrel ce soir. «C?est mon papa qui a choisi la chanson. Moi je l?aime bien parce que les paroles sont belles,» explique-t-elle. Du haut de ses douze ans, Anouchka comprend que Répondez-moi de Francis Cabrel s?interroge sur la condition de certains jeunes. «La musique est un moyen d?expression. Elle fait passer de nombreux messages.» Etudiante en forme I au collège Adventist à Phoenix, Anouchka Roy, habitante de Quatre-Bornes, voudrait un jour pouvoir chanter comme sa tante. Cette dernière fait carrière à Dubayy. En attendant, la jeune fille est déjà en train de tracer son chemin.
Nicolas Manoo : Le gentleman
Quel plaisir d?écouter parler Nicolas Manoo ! Il détache chaque syllabe, vous regarde droit dans les yeux et vous manifeste une étonnante gentillesse. Quand il chante, il a le charme d?un crooner. «J?aime chanter. Mais depuis quelque temps, mon papa, ma maman et mon frère s?y mettent aussi ! » Elève à l?école Bon Secours, Nicolas, neuf ans, a choisi Somewhere only we know du groupe Keane, pour sa finale. «Je trouve que le chanteur est exceptionnel ! »
Cédric Sookahet : La rock attitude
Il aime Mick et puis Johnny. Après Satisfaction des Rolling Stones, Cédric Sookahet, douze ans, a choisi Allumez le feu de Johnny Hallyday, pour sa finale de Ti Mambo. «J?aime le rock, tous les rocks, le rock n?roll, le hard rock, enfin, tout quoi,» explique cet étudiant en forme I au Collège la Confiance à Beau-Bassin. Et parce qu?il aime le rock, il aime le rock attitude : gilet confectionné pour l?occasion, prestance sur scène et le look «dur à cuire». Et même si Allumez le feu, «c?est du rock français », il aime «quand même !» Nous aussi !
Miléna Dérougeur : Fan de Linzy
Elle est sans doute la fan la plus attachante de Linzy Bacbotte. Miléna Dérougeur, dont le goût de la musique lui vient certainement de son père bassiste, a voulu s?inscrire à Ti Mambo «parce qu?il y a des sous à gagner !» Mais dans le fond, quand elle est sur scène, cette petite de huit ans, a tout de l?artiste. Après Naina Ini, c?est sur Grandmama, qu?elle fera son show ce soir.
TI MAMBO : LE PORTE-VOIX
Il y a eu neuf éliminatoires, trois demi-finales, jusqu?à la finale de ce soir. Dès le 28 mai, Ti Mambo, le télé-crochet orchestré par Très PIED production, nous met du baume au c?ur. Pas un samedi, sans ce passage obligé devant le petit écran, pour voir éclore, sous nos yeux fascinés, les talents artistiques des moins de treize ans. Des enfants qui chantent et dansent à la télévision, on en a vu pas mal, surtout dans les années 90.
Mais depuis Ti Mambo, il souffle un vent de renouveau sur ces fameux concours. Nous sommes convaincus d?avoir affaire à de vrais professionnels. Les enfants d?aujourd?hui sont audacieux, ambitieux et assurés. Certains sont rodés aux émissions françaises genre Popstars, Nouvelle star et Star Academy. Ils sont aussi rodés aux clips musicaux mettant en avant des stars de la chanson moderne, avec des chorégraphies endiablées, des costumes chatoyants et des professionnels du show-business qui rivalisent de savoir-faire. Nos enfants apprennent d?eux, que le spectacle c?est d?abord un métier, une rigueur.
Si les écoles de chants et de danses, commencent à s?épanouir chez nous, en dépit des faiblesses de notre système éducatif, par rapport à l?art, les petits Mauriciens, nous prouvent chaque samedi qu?ils sont artistes. Ils aiment la musique, la chanson et la danse.
Qu?ils aient 6, 9 ou 13 ans, dans leurs yeux, brillent la même flamme, le même désir de s?exprimer artistiquement, dans un cadre relevé, face à un jury de professionnels chevronnés. Les Ti Mambo sont comme chez eux, sans jamais être incommodés par les caméras qui balaient la scène, le public en face ou les téléspectateurs scotchés devant leurs postes. Si le succès de cette émission est colossal, c?est bien parce que nous reconnaissons le travail bien fait, devant, comme derrière la caméra. La diversité culturelle, qui fait notre richesse nationale et qui fait, la richesse de Ti Mambo, indique à quel point nos enfants ont la chance de pouvoir «emprunter» la culture de l?autre et s?enrichir totalement. Et quand nous choisissons de regarder ces artistes de demain, nous avons la conviction que Ti Mambo tient déjà lieu d?institution. On en redemande !
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