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Honda et Man Him assemblent des cyclomoteurs
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Honda et Man Him assemblent des cyclomoteurs
La firme E.A.L. Man Him and Son Ltd songe sérieusement à assembler des cyclomoteurs d?une puissance maximale de 49 c.c. La première partie des équipements de montage arrive à Maurice le 10 août 1980, à bord du ?Savannah Maru?. Elle crée, à cet effet, la ?Maurimotors Industries Ltd?. Ce centre d?assemblage est aménagé dans un local de 9 000 pieds carrés à Coromandel. Les normes internationales d?assemblage, établies par la ?Japanese Industries Standard?, seront scrupuleusement respectées par les techniciens locaux. Ils travailleront d?ailleurs sous le contrôle des délégués du fabricant japonais de voitures et de deux roues, ?Honda? dont E.A.L. Man Hin and Sons sont, à Maurice, les agents exclusifs.
Les Japonais travailleront pendant trois mois auprès des techniciens mauriciens déjà formés au Japon. Les pièces, devant être assemblées à Coromandel, seront importées du Japon. L?usine de Coromandel espère assembler 3 000 cyclomoteurs par an, pour commencer. Elle augmentera sa production au fur et à mesure que d?autres marchés d?exportation seront trouvés. Les agents commerciaux de la ?Maurimotors Industries Ltd? prospectent déjà les marchés sud-africain et est-africain. Dans une phase ultérieure, elle pourra assurer le montage et l?exportation de plus grosses cyclindrées.
Toujours dans le domaine de la mécanique automobile, on apprend que l?inauguration de la ?New Battery Manufacturing Co Ltd? aura lieu le 25 août 1980 et qu?elle sera présidée par Sir Seewoosagur Ramgoolam. Cette usine fabriquera des accumulateurs pour tous les types de véhicules. Elle mise à fond sur la modernisation des équipements. Elle aura une capacité de production de 70 accumulateurs par jour pour commencer. Elle emploie pour l?instant une vingtaine d?employés. Ses promoteurs sont MM. Ganee Moosa de la rue Bourbon et Dawood Satar, un fabricant d?accumulateurs comptant plusieurs années d?expérience. Les investissements s?élèvent à plus d?un million de roupies.
Les nouvelles sont moins bonnes sur le plan agricole. Le Dr Jean Claude Autrey, futur directeur général du MSIRI, n?hésite pas à émettre un avertissement de classe 3 en raison de la gommose. Intervenant devant les caméras de la MBC/TV, il avertit que si les planteurs de cannes ne mettent pas en pratique les recommandations suggérées, l?industrie sucrière devra faire face à de graves dangers.
La gommose est détectée pour la première fois, à Maurice, en 1847. Elle s?attaque plus particulièrement à la Otahiti, dite canne blanche. Sa recrudescence, en 1980, doit être attribuée aux conditions cycloniques et climatiques ayant prévalu, au début de 1980 (cyclones ?Claudette? fin décembre 1979, la menace ?Jacinthe? début février, ?Hennie? à la fin de mars, les inondations de ?Hyacinthe?, en février, l?intense chaleur ayant suivi). Des techniciens du MSIRI ont visité quelque 2 000 champs de cannes à travers l?île, constatant la présence de la gommose aux quatre coins de l?île. Il est difficile, à ce stade, d?évaluer les dégâts car, dépendant de l?évolution de la situation, la gommose peut aller jusqu?à détruire la canne elle-même.
La gommose frappe plus particulièrement la variété M 377/56, une variété tardive, ayant un haut rendement aux champs et un taux d?extraction intéressant en fin de coupe. La gommose affecte également les variétés M 1227/62, la M 94/63 et la M 555/60.
Le MSIRI recommande de ne plus planter la variété M 377/56 ou encore de l?abandonner au plus vite. L?extension de la nouvelle variété M 1227/62 doit être arrêtée jusqu?à nouvel ordre.
La gommose se transmet par la bactérie ?Xanthomonas vasculorum?. Elle se manifeste d?abord par un flétrissement des feuilles, causé par l?obstruction des vaisseaux. Ce premier stade est connu comme l?infection foliaire. La gommose s?attaque ensuite aux fibres de la tige, laissant des poches de gomme noire. La croissance de la canne s?arrête ou sa vitalité diminue. Les précédentes recrudescences remontent à 1958 à la Réunion et à 1964 à Maurice. La variété la plus sensible fut alors la M 147/44.
La mineuse de feuilles, continue de sévir, par ailleurs, affectant plus particulièrement la culture de la pomme de terre.
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