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Un orage cause possible de l’accident de l’Airbus
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Un orage cause possible de l’accident de l’Airbus
Le violent orage sur l’aéroport de Toronto semble “l’une des causes possibles” de la sortie de piste mardi d’un Airbus A340 d’Air France, qui s’est embrasé après un atterrissage mouvementé, estime le Bureau canadien de la sécurité des transports (BST).
L’équipage d’Air France a rapidement évacué les 309 passagers avant que l’appareil, en flammes, ne finisse sa course dans un fossé jouxtant l’une des principales autoroutes du pays. L’accident a fait une quarantaine de blessés légers mais aucun mort.
“L’évacuation a pris sans doute deux minutes maximum. Ils ont fait un excellent travail”, a déclaré Mike Figliola, responsable incendie de l’aéroport Pearson de Toronto. Le ministre canadien des Transports, Jean Lapierre, a qualifié ce bilan de “miracle”. Le BST a annoncé mercredi au cours d’une conférence de presse qu’il allait entamer son enquête sur les causes de l’accident et qu’il espérait retrouver rapidement les “boîtes noires”, bien qu’il reste des zones brûlantes sur l’épave de l’appareil.
“Nous examinons tous les aspects possibles, y compris la météo”, a déclaré Don Enns, membre du BST, sans préciser quand les investigations prendraient fin. L’aéroport Pearson a essuyé mardi après-midi un orage inhabituellement violent.
Certains médias ont estimé mercredi que le gros porteur avait pu être frappé par un éclair ou par une brusque rafale de vent, au moment de l’atterrissage, ou avait peut-être fait de l’aquaplanning sur la piste détrempée.
Le PDG d’Air France a pour sa part salué le “professionnalisme” de l’équipage, soulignant que le copilote avait fait le tour de l’Airbus après l’évacuation pour s’assurer que plus personne ne restait à bord. “Je souhaite rendre hommage à tout l’équipage (...), saluer son professionnalisme (...) Je ne sais pas s’il faut parler de miracle, mais il faut parler de formation du personnel”, a déclaré Jean-Cyril Spinetta lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Roissy.
La compagnie aérienne a précisé dans un communiqué que 101 Français figuraient parmi les passagers de l’Airbus, ainsi que 104 Canadiens, 19 Italiens, 14 Américains, huit Indiens et sept Britanniques. L’Airbus, qui avait rejoint la flotte d’Air France le 7 septembre 1999, avait effectué 28.418 heures de vol et n’avait aucun problème technique lorsqu’il a quitté Paris. Une équipe d’Air France a gagné Toronto pour participer aux investigations.Le trafic a lentement repris mercredi à l’aéroport Pearson, le plus important du pays. Une piste restait cependant fermée pour les besoins de l’enquête.
<B>Rachelle YOUNGLAI</B>
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