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Rudy Tirvengadum
<I>(Ancien athlète et entraîneur d’athlétisme)</I>
<B>“Stéphan a la meilleure chance”</B>
Ils ont tous le même objectif : la finale. Stéphan, Eric et Jonathan sont conscients de leurs possibilités et aussi de leurs limites. Mais déterminés ils le sont et cette compétition les motivera à se dépasser.
Tous trois se sont concentrés sur ces mondiaux pour être en forme le jour J. Ils aborderont pour la première fois leur plus grande échéance avec aussi peu de courses dans les jambes.
Stéphan a la meilleure chance, même s’il n’a pas beaucoup couru. En début de saison, il a beaucoup impressionné tant physiquement que sur le plan de la performance. Il a beaucoup pris en muscles, et il a surtout beaucoup gagné en puissance.
Sur le plan des performances, il a annoncé une très bonne saison dès sa première sortie lors du meeting d’ Avellino en Italie. Il avait alors réalisé 20.28, le chrono le plus rapide de toute sa carrière. Le plus impressionnant dans cette performance a été qu’il avait couru tout seul, sans avoir à forcer son potentiel.
Le deuxième de la course a terminé à plus de 50 centièmes derrière, ce qui veut dire qu’il était très relâché. Dans la foulée, il avait contracté une petite blessure qui l’a ralenti. Je pense que cela n’a fait que le motiver, car Stéphan a un moral d’acier. Il est actuellement tout proche de son meilleur niveau.
<B>Rudy Tirvengadum</B>
(Ancien athlète et entraîneur d’athlétisme)</I>
<B>“Milazar n’aura pas la tâche facile”</B>
La tâche s’annonce compliquée pour Eric Milazar. Il a fait une saison en dents de scie, n’ayant pas beaucoup couru. Il a débuté la saison en 46.15 lors du meeting de Dakar, 46.56 à Maurice, puis 46.05 à Franconville, avant de réaliser sa meilleure performance de l’année à Turin, 45.54. Cette saison, il a enregistré 3 sub-46 secondes sur le tour de piste. Je pense que cela ne suffira pas à Eric pour aller en finale.
N’oublions pas, qu’actuellement, plus de 16 athlètes sont sous la barre des 44.50, alors qu’Eric se situe à plus d’une seconde de ces performances. Mais, si l’athlétisme s’arrêtait sur papier, le sport ne serait pas ce qu’il est. En sus de cela, à Helsinki, il y aura plusieurs tours à passer ce qui pourrait s’avérer dur pour certains. Eric devra faire usage de son expérience. Avec déjà trois participations aux mondiaux et deux demi-finales olympiques, il a l’expérience qu’il faut pour gérer une compétition.
Je suppose que s’il n’a pas beaucoup couru, c’est parce qu’il s’est concentré sur son point faible, la fin de course. Eric peine toujours à rallier la ligne d’arrivée. S’il arrive à contrôler et à se relâcher dans les derniers mètres il atteindra son objectif.
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