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La revanche des Sith

29 juillet 2005, 00:00

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Après les deux précédents épisodes de cette nouvelle trilogie, on craignait le pire, mais on peut dire qu’avec le troisième est à la mesure des appréhensions. Avec La Revanche des Sith, George Lucas vient conclure la saga en beauté. Il parvient à boucler la boucle et réussit de plus d’une façon la jonction avec la précédente trilogie.

Ce troisième épisode commence au beau milieu d’un combat. Nous sommes dans l’espace, cette fois au cœur d’une bataille décisive dans une guerre opposant la République aux planètes séparatistes. Les engins spatiaux ressemblent à ceux de la première trilogie, avec le même aspect menaçant, comme pour l’équipement des soldats de cette armée de clones qui finira par devenir celle de l’Empire.

On est impressionné par les dimensions titanesques du tableau et l’incroyable richesse dans les détails. Toutefois, cette avalanche d’effets magnifiques finit presque par engourdir la capacité d’émerveillement, et attire l’attention sur le fait que, dans ce tout début du film, les combats eux-mêmes sont prévisibles et le scénario défaillant. Par contre, certaines scènes de bravoure ont non seulement un haut niveau d’inventivité visuelle – que ce soit pour les chorégraphies des combats, les décors ou les moyens de locomotion lors des poursuites – mais sont aussi toutes abouties et cohérentes dans l’action. Une fois qu’on a accepté l’idée même du blockbuster fonctionnant à grands coups d’effets spéciaux et d’images numérisées, il faut reconnaître qu’aucun des maîtres du genre n’arrive à la hauteur de George Lucas.

Ce dernier semble reconnaître après les deux épisodes précédents, que ni les scènes intimistes, ni les dialogues ne sont ses points forts. Les moments de sentimentalité entre Anakin Skywalker (Hayden Christensen) et la princesse Padme Amidala (Nathalie Portman) sont donc réduits au strict minimum, n’étant inclus que dans la mesure où ils font avancer l’histoire.

Dommage qu’il n’ait pu faire la même chose pour les dialogues, plats dans l’ensemble du film. Si l’ensemble de la distribution ne démérite pas, c’est bien celle de Ian McDiarmid qui sort du lot, pour la duplicité de son personnage. Finalement, La Revanche des Sith s’avère un film solide, sans temps morts et cohérent de bout en bout. Un film d’une noirceur étonnante qui finit par prendre des allures d’une tragédie antique lorsque parallèlement à la naissance des jumeaux (Luke et Leia) on assiste à celle de Dark Vader et que la voix de James Earl Jones se fait entendre.

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