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Des travailleurs indiens protestent
Toilettes défectueuses, manque de lits, réduction du nombre de bonbonnes de gaz, allocation de repas mensuelle de Rs 600 jugée insuffisante : telles sont les revendications d?une cinquantaine d?ouvriers indiens de Beachwear Ltd à propos de leur dortoir situé à Beau-Bassin.
Ils ont demandé l?intervention des dirigeants de la Federation of Progressive Unions (FPU) auprès de la direction de l?usine. Ce syndicat a réclamé, par courrier au ministère du Travail et des Relations industrielles, l?amélioration des conditions de vie de travailleurs. En cas d?insatisfaction, une campagne internationale sur les droits des travailleurs étrangers est envisagée.
Interrogé, Soobiraj Joory, administrative manager de Beach Wear Ltd, affirme que l?usine avait obtenu toutes les autorisations (clearance) nécessaires avant de transférer les travailleurs étrangers de Vacoas à Beau-Bassin, il y a un an. Il a déclaré : ?Le bâtiment est sur deux niveaux. On a enregistré des protestations que sur un niveau. Si on savait, on aurait tout de suite pris les mesures correctives. On n?a pas l?habitude de maltraiter les travailleurs.? Selon lui, Beachwear Ltd existe depuis 1987 et ?c?est la première fois qu?on ait un tel problème?.
La propreté des dortoirs
A propos des toilettes défectueuses, il assure que les travaux de nettoyage démarreront d?ici lundi. ?En attendant, nous réclamons la collaboration des employés?, dit-il. Selon lui, la diminution du nombre de bonbonnes de gaz ménager de 12 à six résulte de la réduction du nombre de travailleurs transférés.
Quant à l?allocation de Rs 600 pour les repas, Soobiraj Joory rappelle que les travailleurs ont signé eux même leurs contrats. ?D?ailleurs, la loi n?oblige pas un employeur de fournir un cuisinier?, affirme-t-il. Il a aussi apporté des précisions à propos d?un canal d?évacuation d?eaux usées défectueux. Une demande a été faite depuis belle lurette à la Waste Water Authority. Les travaux sont prévus d?ici lundi.
En dernier lieu, il a lancé un appel aux travailleurs pour qu?ils gardent leurs dortoirs propres. ?Leur santé en dépend?, a-t-il dit. Il conteste aussi le fait qu?il n?y aurait pas assez de lits pour les travailleurs étrangers, comme allégué dans la lettre de la FPU. ?Des matelas ont été retrouvés à même le sol. Je pense qu?il y a connivence quelque part ?, a-t-il conclu.
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