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500 nouveaux emplois dans le textile habillement

19 juillet 2005, 20:00

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Le groupe Star Knitwear continue à croître. Il compte étendre la production dans ses diverses unités malgré la phase difficile que traverse le secteur textile. C?est aussi le cas pour Ferney Spinning Mills, Shibani Knitting Co. Ltd et Firemount Textiles Ltd.

Ces quatre usines sont à la recherche de 500 travailleurs dont des machinistes, des superviseurs et des quality controllers, pour emploi immédiat. Elles doivent répondre à des commandes accrues et remplacer des travailleurs étrangers regagnant leur pays d?origine.

A lui seul, le groupe Star Knitwear recrute 250 personnes pour ses unités de confection à Rivière-du-Rempart et Flacq, ainsi que sa teinturerie de Coromandel. ?Nous avons investi Rs 100 millions dans de nouveaux équipements au cours des douze derniers mois. Nous sommes en expansion constante. Il faut se moderniser et augmenter la production pour faire face à la compétition?, dit Ahmed Parkar, managing director du groupe Star Knitwear.

?D?ici quelques mois nous aurons aussi besoin de 200 personnes supplémentaires pour l?usine de Flacq. Ce qui fait que l?année prochaine notre effectif, actuellement de 2 400, passera à près de 3 000?, dit-il.

Si le groupe ne parvient pas à trouver de la main-d??uvre locale, elle se verra dans l?obligation de se tourner vers l?étranger. Environ 700 Indiens et Sri Lankais sont déjà employés par le groupe. Opérationnel depuis 1985, le groupe Star Knitwear produit mensuellement quelque un million de t- shirts, de polos et de ?tops? féminins, exportés sur l?Europe. Son objectif est d?augmenter la production à 1,5 million par mois en 2006.

Mais à la mi-journée hier, une seule personne s?était présentée à l?usine pour faire acte de candidature. C?est la même situation à l?usine Firemount de Goodlands, où il n?y a eu aucun ?response? à son projet d?embauche. Cette usine, qui fabrique des jeans et des pantalons pour les marchés européen et américain, emploie 900 personnes. Elle est à la recherche de 20 travailleurs pour sa teinturerie.

Une formation peu probante

Shibani Knitting Co. Ltd compte engager quelque 75 personnes, des machinistes pour la plupart. ?Avec la collaboration du ministère de la Formation et de la Mauritius Export Processing Zone Association nous avons formé un certain nombre de sans-emploi, mais ça n?a pas donné de résultats probants?, dit Jega Goinden, human resource manager chez Shibani Knitting Co. Ltd.

Cette usine exporte presque la totalité de sa production de pulls vers l?Europe, comme l?autre entreprise, le Shibani Inwear, engagée dans la production de sous-vêtements féminins. Le groupe emploie 2 000 personnes. ?Avec la libéralisation du commerce et les exportations de la Chine, la situation pour le knitwear n?est guère facile. Mais nous misons beaucoup sur la qualité de nos produits. Les clients aujourd?hui se préoccupent de la responsabilité sociale de l?employeur?, déclare Jega Goinden. ?Ils s?intéressent même aux conditions de travail des employés, aux dortoirs des travailleurs étrangers et il y a des audits réguliers autour de ces questions?, ajoute-t-il.

Peu d?intérêt pour le textile

L?usine de Ferney Spinning Mills, à Forest-Side, cherche à embaucher environ 50 machinistes pour répondre aux commandes en cette période de pointe. Cette filature du groupe Ciel est engagée dans la production de fil de laine pour les usines Floréal Knitwear, fabricant de pulls. Opérationnelle depuis près de 30 ans, elle emploie actuellement un peu plus de 600 personnes.

Mais vu qu?elle opère sur deux ?shifts? de 12 heures chacune, au lieu de trois ?shifts? de huit heures, elle éprouve des difficultés à trouver du personnel additionnel. La filature souhaite aussi employer de préférence des gens du Sud, notamment de Mahébourg, de Chemin-Grenier et de Surinam à cause des facilités de transport existantes.

Le bureau de l?Emploi a envoyé des demandeurs d?emploi à l?usine. ?Mais la plupart des personnes envoyées ne sont pas intéressées à travailler dans le textile pour différentes raisons?, précise un responsable du département des ressources humaines.

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