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Elle déserte le toit conjugal après deux mois de mariage
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Elle déserte le toit conjugal après deux mois de mariage
?Kot to ete. Retourn dan to lakaz.? C?est le cri du c?ur d?une belle-s?ur lancée à Shaheen qui a quitté le toit conjugal depuis mardi sans donner signe de vie. Shaheen Kausmally, 21 ans, mariée depuis seulement deux mois à Baseeruddin Luckhoo, 35 ans, reste introuvable malgré les recherches entreprises par ses proches.
À écouter les beaux-parents de Shaheen, la jeune femme aurait disparu sans raison apparente de sa maison à Notre-Dame, Montagne-Longue, aux alentours de 12 heures mardi. Le couple se connaît depuis longtemps. Shaheen et Baseeruddin sont cousins germains. Le père de la jeune femme, lui, était l?oncle maternel de Baseeruddin.
Shaheen est partie seule sans rien emporter. Le jour de sa disparition, son époux, un maçon, était venu la voir durant l?heure du déjeuner. ?Mo finn dir li, ki li pa kot moi. Mo finn al get kot mo tifi li pa ti laba?, déclare la belle-mère de Shaheen. En fin d?après-midi, une plainte pour disparition est faite au poste de Montagne-Longue.
<B>Aperçue à Solitude</B>
Hier matin, un des beaux-frères de Baseeruddin a vu Shaheen qui marchait le long de la route Nicolay, Port-Louis, à proximité du bâtiment de la British American Tobacco. Mais lorsque l?époux de Shaheen, alerté, arrive sur place, la jeune femme est déjà partie.
Un peu plus tard, Shaheen est aperçue par un de ses beaux-frères à Plaine-Verte. Interrogée sur son déplacement, elle dira, ?mo pe al Terre-Rouge kot mo mama?. Mais, à Notre-Dame, la belle famille est inquiète : ?Nou pa konne ki finn ariv li?. Ces proches auraient appris que dans la soirée de mercredi, la jeune femme errait à Solitude.
Comme Baseeruddin, Shaheen était déjà mariée. Shaheen est mère d?un garçonnet de quatre ans, tandis que son époux avec qui elle a contracté le nikka (mariage religieux) a deux enfants.
Shaheen était, disent ses proches, une femme qui ne manquait de rien. Baseeruddin, lui, est effondré. Jusqu?à mardi les recherches sont demeurées vaines. En attendant, chaque fois que résonne le téléphone chez les Luckhoo à Notre-Dame et chez les Kausmally à Terre-Rouge, l?angoisse est palpable.
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