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La télé numérique promise par les vainqueurs
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La télé numérique promise par les vainqueurs
Les deux alliances ont prévu de lancer la télévision numérique durant les cinq prochaines années. Actuellement, le pays peut être couvert par la numérique terrestre à 72%.
Si la libéralisation de la télévision n?est pas encore effective, c?est parce que le gouvernement sortant a privilégié le passage au numérique terrestre à la place de la privatisation de la troisième chaîne de la MBC. Mais des obstacles se sont élevés lors du processus. En 2003, la société de diffusion MultiCarrier Mauritius Ltd (MCML) qui a conduit les tests, s?est rendue compte que seulement 72% du pays était couvert.
En 2004, le conseil des ministres décide que MCML peut déployer son réseau sur 80%. Dès lors, six canaux numériques sont immédiatement disponibles. L?Independent Broadcasting Authority (IBA) fait alors un appel aux entreprises intéressées. Pour la plus grande déception de Ashok Radhakissoon, président de l?IBA d?alors, seule une entreprise répond à l?appel. En plus, elle est étrangère. Les autres sociétés qui avaient montré de l?intérêt dans la télévision privée analogique ne se manifestent pas. Raison : le numérique coûte trop cher et le marché publicitaire n?est pas extensible.
Les deux alliances ont d?ailleurs parlé de numérisation de la télévision. La multiplication des canaux sera alors une porte ouverte à l?arrivée de la télévision privée. Mais vu les difficultés qu?ont rencontrées des pays tels que la France ou encore l?Angleterre pour mettre en place le numérique terrestre, on se pose des questions. Car trop d?argent est impliqué. Il faudra non seulement mettre en place un réseau. Il faudra aussi que la population achète des boîtiers spéciaux pour recevoir ces programmes. Combien coûteront-ils ? Si la télévision analogique continue à opérer, cela ne découragera-t-il pas le Mauricien à aller vers le numérique ?
<B>Compromis financier</B>
Il faut encore réussir à trouver un compromis financier avec des sociétés qui seraient disposées à investir dans la télévision privée. De nombreuses questions restent en suspens et le prochain gouvernement aura du pain sur la planche. Il faut juste espérer que mettre en place sera vraiment l?une de ses priorités et que cette promesse électorale n?en restera pas qu?au stade de rêve.
Toujours dans les deux manifestes électoraux, il est prévu que la MBC gagnerait un peu plus de liberté dans ses mouvements. Le gouvernement sortant parle d?une révision de la MBC Act, loi cadre qui réglemente le fonctionnement de la station publique de la rue Pasteur. L?alliance sociale parle de son côté de s?assurer que l?IBA veille au respect de l?impartialité.
De bien bonnes intentions qui reviennent souvent dans chez les politiciens.
Le prochain mandat gagnerait à enfin concrétiser ces doux rêves.
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