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The L Word : Lesbiennes in the City

3 juillet 2005, 00:00

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Canal + diffuse chaque lundi à 20h25, The L Word, la première série américaine à présenter le quotidien d?un groupe d?homosexuelles à Los Angeles. Audacieux et attachant.

"Same sex, different city". Le slogan de The L Word a de quoi attiser la curiosité. Succédant au défunt Sex and the City, cette série créée par Ilene Chaiken est à la fois révolutionnaire et avant-gardiste. Elle décrit le quotidien d?un groupe d?homosexuelles californiennes, le sujet de son intimité. Sous couvert d?une forte ressemblance dans le ton, avec le défunt mais tout aussi révolutionnaire série Sex and the City, The L Word pousse l?audace un peu plus loin.

La série n?hésite pas à traiter des sujets qui fâche l?Amérique bien pensante, en s?attardant sur le mariage entre personne du même sexe, l?adoption, l?intolérance de la société, entre autres, pour zoomer sans complaisance sur la vie de ces jeunes femmes.

En tête d?affiche, Jennifer Beals, icône des années 80 et inoubliable dans Flashdance, qui renoue enfin avec le succès, alors que sa carrière n?avait jamais vraiment décollé après Flashdance.

The L Word mise d?abord sur le glamour. A l?instar de ces alter ego de Sex and the City, les filles de The L Word, sont habillées à la dernière mode, font carrière et n?hésitent pas à rire d?elles-mêmes. Refusant toute forme de clichés, ces nouvelles ambassadrices de la «fashionista» américaine, offrent une plongée en apnée dans le monde méconnu des «lipstick lesbians», des lesbiennes glamour. Ces jeunes femmes pourraient rapidement devenir nos nouvelles meilleures amies.

Il a suffi de deux épisodes pour que le quotidien de Bette (Jennifer Beals), Tina (Laurel Holloman) Alice (Leisha Hailey), Shane (Kate Moening-l?actrice est la cousine germaine de Gwyneth Paltrow), Marina (Karina Lombard), Jenny (Mia Kirshner) et Dana (Erin Daniels), soit reconduit sur deux saisons.

Bette, directrice de la California Art Center, vit avec Tina depuis sept ans. Cette dernière a quitté son emploi de cadre supérieur pour se préparer à concevoir un enfant. Toutes deux sont en quête du donneur idéal. Mais la tâche s?avère plus difficile qu?elles ne le pensaient. Entre-temps, Jenny, fraîchement diplômée, débarque à Los Angeles, pour s?installer avec son petit ami Tim. Elle espère pouvoir se donner à sa passion pour l?écriture, mais ses plans sont bouleversés, lorsque Marina, propriétaire du Planet, le bar le plus branché de West Hollywood, flirte avec elle. Alice, journaliste au L.A Magazine, bisexuelle, est à la recherche du grand amour, tandis que Dana, joueuse de tennis professionnelle, doit cacher son orientation sexuelle, en raison des exigences de ses sponsors. Enfin, Shane, la Casanova de la bande, inscrite à l?école de coiffure de la région, vole tranquillement de conquêtes en conquêtes.

La diffusion de cette série, a multiplié par quatre l?audience de la chaîne américaine Showtime. The L Word fait désormais partie des séries télé préférées des Américains. La saison trois est déjà en tournage. Pourtant, il a fallu quatre ans à Ilene Chaiken, pour mener à bon port son projet. Showtime, réputée pour être une chaîne avant-gardiste, a misé gros sur cette série. Sentant le bon filon, après le vide laissé par Sex and the City, Showtime a touché le jackpot.

«Je crois que tout le monde s?y retrouve parce que la série met en avant, un groupe de femmes qui s?assument et qui, comme tout le monde, aspirent au bonheur. Si nous avons réussi à ouvrir quelques esprits, alors notre pari est gagné,» explique Ilene Chaiken, la créatrice de la série. «Notre audience est composée principalement de femmes, même si les femmes ne sont pas notre audience exclusive.

Les hommes, les homosexuels et les hétérosexuels nous regardent, pour diverses raisons certainement, mais les bons scores de la série confirment que The L Word est en train d?ouvrir une brèche versla reconnaissance des lesbiennes aux Etats-Unis», ajoute celle-

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