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Une cellule spéciale pour traquer les pirates
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Une cellule spéciale pour traquer les pirates
Paradis duty free et repaire de produits pirates ne font pas forcément bon ménage. L?épisode Polo Ralph Lauren désormais derrière elle, Maurice s?offre une nouvelle virginité en lançant une croisade contre l?industrie du toc. La bataille ne sera pas de tout repos et le mieux, c?est d?éliminer le mal à la source. À l?aéroport et au port, points d?entrée des articles fabriqués pour la majorité dans les pays du Sud-Est asiatique.
D?où la création à la douane, d?une unité spécialisée, l?Intellectual Property Rights (IPR) Cell. Aussitôt embrigadée dans ce combat, la cellule ? dirigée par le Chief Customs and Excise Officer Tony Brasse ? a fait parler d?elle en saisissant un nombre important d?articles contrefaits. Vendredi dernier, elle a mis la main sur des eaux de toilette griffées mais à la provenance et à la senteur douteuses. Il y a quelques jours, elle a aussi mis son veto contre le dédouanement de parfums et d?accessoires de mode de marque qui n?étaient en fin de compte que de pâles copies.
Il s?agit essentiellement de jeans Guess, de sacs Gucci et Louis Vuitton, des parfums Calvin Klein, Hugo Boss, Kenzo et Tommy Hilfiger. Les pirates ont aussi trouvé un créneau porteur en imitant le lubrifiant WD-40 qu?ils vendent sous le label W2-40.
Inutile de mentionner les articles de sport Adidas, Nike, Oakley, Puma et autres qui sont visibles dans de nombreux magasins et chez les marchands ambulants. Sans compter les accessoires de modes tels que les casquettes, les ceintures et les lunettes, les montres et les appareils électroniques dont les noms ressemblent à ceux des grands fabricants.
Ces objets sont pourtant vendus au nez et à la barbe de la police depuis des années. Il faudra maintenant compter avec l?IPR Cell pour mettre un terme à ces pratiques qui, d?une part, portent atteinte à la réputation du pays et, de l?autre, tondent les consommateurs non avertis qui déboursent gros pour des imitations.
L?IPR Cell veille aussi au grain en ce qui concerne la contrefaçon d?articles faits localement, à l?instar des chemises Café Cotton et Eden Park. Les responsables de la douane envisagent d?émettre un communiqué pour avertir le public et les petits commerçants des risques qu?ils encourent avec ces produits.
Une cargaison indienne
L?IPR Cell travaille sur une liste préétablie et à partir de renseignements pour coincer les industriels indélicats qui tenteront d?inonder les produits pirates dans la région ou vers l?Europe.
Il y a quelques mois, une cargaison indienne de faux polos de la marque Lanvin avait transité par Maurice à destination de la France. Heureusement que les douaniers avaient pu bloquer le stock?
Mais d?autres contrefacteurs agissent dans l?ombre, car le marché du faux vaut des millions de roupies. Il n?y a qu?à voir combien ont gagné ceux qui ont vendu des faux Polo Ralph Lauren toutes ces dernières années. Ou ces marchands de CD pirates qui agissent toujours dans l?illégalité.
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