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L?heure des retrouvailles
La cuvée 2005 s?achèvera donc sur un grand classique de Wimbledon, que peu de personnes pourtant auraient pronostiqué à l?orée du tournoi. La raison ? Elle tient surtout à la motivation vacillante de l?aînée des Williams, de plus en plus chef d?entreprise et de moins en moins tenniswoman. La preuve, Venus n?avait plus dépassé le stade des quarts de finale en Grand Chelem depuis Wimbledon? 2003, où elle atteignait la finale, perdue contre sa s?ur Serena. D?ailleurs, la perspective de retrouvailles familiales dès les huitièmes de cette édition n?incitait pas Venus à l?optimisme. Sauf que la surprenante Craybas, 85e mondiale, se mit en travers de ce choc fratricide en éliminant la cadette.
Débarrassée de tout complexe d?infériorité, l?actuelle numéro 16 mondiale retrouva alors le niveau qui avait fait d?elle une numéro 1 mondiale. Ne faisant qu?une bouchée de Craybas, Venus écartait ensuite Mary Pierce et Maria Sharapova après des démonstrations de puissance éblouissantes.
<B>Fossoyeuses des espoirs français</B>
En particulier face à la tenante du titre russe, qui n?a rien pu faire face à la cadence endiablée imposée par l?Américaine. De son côté, Davenport avançait dans le tournoi avec une belle discrétion. Victorieuse de ses trois premiers tours en concédant en tout et pour tout huit petits jeux, l?actuelle numéro 1 ne commença à faire parler d?elle qu?en huitièmes de finale, lorsqu?elle élimina la Belge Clijsters au bout de trois sets accrochés (6-3, 6-7, 6-3).
Par la suite, elle fit le parcours inverse de Venus, en sortant d?abord une joueuse russe, Kuznetsova (7-6, 6-3), avant de mettre fin aux espoirs français en disposant d?Amélie Mauresmo, là aussi en trois sets et? deux jours. Un premier acte qui dura 2h09, avant un second de trois toutes petites minutes, le temps pour Amélie de remporter sa mise en jeu, avant de s?incliner sur un jeu blanc.
N?ayant pas concédé un set depuis le début du tournoi, on serait donc tenté d?accorder la palme de la fraîcheur physique à Williams. Une fraîcheur qui pourrait s?avérer primordiale si les deux femmes se lancent dans des échanges supersoniques. Celle qui parviendra à imposer sa cadence du fond du court ne devrait d?ailleurs pas être loin de s?imposer, puisqu?aucune des deux joueuses n?est une adepte du service-volée. En tout cas, une chose est sûre : cette finale dames sent fort la poudre.
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