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Que feront-ils après ?

2 juillet 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Quand Paul Bérenger animera sa conférence de presse lundi au bâtiment du Trésor, les urnes auront déjà livré leur verdict. Sera-t-il reconduit ? Est-ce que Navin Ramgoolam le remplacera ? Nous n?en sommes pas encore là. N?empêche que le pays sera dans une phase transitoire.

Cette période se décline en trois étapes : la nomination du Premier ministre choisi par l?électorat et la constitution de son cabinet; la prestation de serment des députés au Parlement et la désignation des best losers. «C?est une période courte, où tout se déroule très vite», commente l?ex-secrétaire au cabinet et chef de la Fonction publique, Sir Bhinod Bacha.

Un Conseil des ministres le lendemain du décompte des voix est dans la tradition. En cas de défaite, elle est synonyme d?adieux ministériels. Dans l?éventualité d?une victoire de l?alliance sortante, cette réunion servirait de tremplin pour bâtir la prochaine équipe dirigeante.

Ce même mardi, le Premier ministre, Paul Bérenger, se rendra au Réduit pour soumettre la démission de son gouvernement, qui agissait jusqu?ici en caretaker government, après la dissolution du Parlement en avril. Si les urnes donnent son équipe gagnante, il sera de facto Premier ministre et constituera le prochain gouvernement.

La procédure serait un peu différente en cas de victoire de l?Alliance sociale, menée par Navin Ramgoolam. Peu après le départ de son prédécesseur, il serait appelé par le président. De par les pouvoirs que lui confère la Constitution, sir Anerood Jugnauth le nommerait PM, s?il dispose d?une majorité de sièges.

Cette première phase prend fin avec la constitution du nouveau gouvernement. Sur recommandation du PM, le président nomme le vice-PM, son cabinet ministériel et le leader de l?opposition. Il est celui qui dirige le parti ou l?alliance ayant le plus de sièges dans l?opposition.

Les maroquins alloués, le gouvernement va définir son discours-programme, qui sera lu à l?Assemblée nationale par le président de la République. En parallèle, la Commission électorale nomme les best losers. La Constitution prévoit un Parlement de 70 députés - 60 élus selon le First-past-the-post¸ deux à Rodrigues et huit best losers.

Les projecteurs seront ensuite braqués sur l?hémicycle. La première séance post-élections aura une double fonction : le choix du speaker et de son adjoint. En cas de victoire du MSM-MMM, ce sera Ahmad Jeewah. Si l?Alliance sociale l?emporte, le poste de speaker reviendrait à Kailash Prayag. Les députés prêtent ensuite serment devant le nouveau président de l?Assemblée.

Entre-temps, le gouvernement aura défini son discours-programme. A l?issue de sa lecture, les débats débuteront et les échanges reprendront. «Bizin changement» ou «progre bizin continié»? En trois croix, vous, les électeurs, déciderez de vos dirigeants jusqu?en 2010?

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