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Attentat à la pudeur : non-lieu pour un tailleur
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Attentat à la pudeur : non-lieu pour un tailleur
Il refuse de manger, parle très peu, et passe des heures à réfléchir. Ce comportement finit par intriguer le frère de P.R., un handicapé mental. Pressé de question, ce dernier allègue qu?il aurait été victime de violence physique de la part d?un tailleur de Rose-Hill. Inculpé pour atteinte à la pudeur d?un handicapé mental, ce dernier a bénéficié d?un non-lieu en cour intermédiaire.
L?avocat de la défense, Me Vedakur Rampoortab, a soutenu que la victime n?a consigné aucune déposition. Et que la poursuite disposait uniquement des témoignages de l?officier de la Mauritius Mental Health Association et de ceux du frère de la victime. Le nom de la victime ne figurait pas non plus sur la liste des témoins. En l?absence de ce témoignage, les autres déclarations consistaient en des ouï-dire (hearsay evidence), a argumenté Me Vedakur Rampoortab.
L?affaire remonte au mois de septembre 2000. Face à son comportement étrange, P.R, handicapé mentalement depuis sa naissance, est emmené à l?hôpital de Candos. Et c?est là qu?il explique que le tailleur l?aurait sodomisé. L?habitant de Quatre-Bornes est présenté à un officier de la Mauritius Mental Health Association.
Il raconte que le tailleur lui aurait attrapé la main pour l?attirer dans son atelier avant de se livrer à des attouchements sur sa personne. Arrêté, le tailleur nie les accusations portées contre lui. Il concède toutefois connaître la victime qui avait l?habitude de lui demander de l?argent.
Le tailleur est finalement inculpé d?attentat à la pudeur et poursuivi devant la cour intermédiaire. A l?appel de l?affaire le 21 juin dernier, le Directeur des poursuites publiques a prononcé un nolle prosequi (no case to answer).
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