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Sucre : une compensation de Rs 17,5 milliards proposée

29 juin 2005, 00:00

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Lueur d?espoir pour l?industrie sucrière. La Grande-Bretagne a pris position pour une assistance financière plus généreuse en faveur des pays producteurs de sucre du groupe Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) dont fait partie Maurice. Cela leur permettra de restructurer leur industrie dans le sillage de la baisse annoncée du prix du sucre.

Le gouvernement britannique estime qu?il faudrait que l?Union européenne (UE) débourse ?au moins 100 millions d?euros? en 2006 et même plus s?il y a des plans de réforme crédibles qui sont soumis par les pays concernés.

De plus, la Grande-Bretagne estime que dans le cadre du prochain budget ? perspective financière ? de l?UE pour la période 2007 à 2013, il faudra prévoir une enveloppe d?aide de 500 millions d?euros (Rs 17,5 milliards) annuellement pour les 18 pays ACP qui seront touchés par la baisse du prix du sucre.

C?est ce qui ressort d?une déclaration de la Grande-Bretagne dans le sillage de la publication la semaine dernière de la proposition de la Commission européenne concernant le régime sucrier. Le projet présenté vise à réduire le prix du sucre de 39 %. Le gouvernement anglais met l?accent sur la nécessité pour l?UE de trouver les ressources pour financer les programmes de transition dans les pays concernés.

Ces ressources doivent être additionnelles et non pas puisées des budgets prévus pour ces pays sous le Fonds européen de développement. La Grande-Bretagne insiste pour que les fonds soient déboursés avant que la baisse des prix n?ait eu un impact significatif sur les revenus de l?industrie sucrière des pays ACP.

A Maurice, la position prise par la Grande-Bretagne réconforte. ?On ne peut savoir à ce stade si les 500 millions d?euros proposés par la Grande-Bretagne seront suffisants car nous ne savons pas encore de manière certaine quelle sera l?ampleur de la baisse. Néanmoins, j?estime que c?est un chiffre qui est beaucoup plus en ligne avec nos besoins. C?est en tout cas nettement mieux que les 175 millions d?euros évoqués officieusement par la commission?, déclare Jean Li, secrétaire général adjoint de la Chambre d?Agriculture.

Le plus important pour lui est d?obtenir un engagement ferme de la part de la Commission européenne concernant le montant de l?aide financière et la durée de cette assistance. La Grande-Bretagne se dit préoccupée par le fait qu?il n?y a pas de propositions spécifiques concernant les ressources qui seront mobilisées pour soutenir la transition.

Le gouvernement anglais a ainsi calculé que l?impact de la baisse de prix sur les pays ACP sera de 500 millions d?euros annuellement et qu?une aide de la même ampleur devra être prévue dans le prochain budget 2007-2013 de la Commission européenne. En attendant que ce budget soit voté, il faudrait trouver au moins 100 millions d?euros en 2006 pour les ACP. Une baisse de 5 % du prix du sucre devrait intervenir dés l?année prochaine.

?Si nous attendons que des ressources plus importantes soient allouées dans le budget 2007-2013, il sera alors trop tard pour les pays qui seront confrontés au choc de la baisse des prix à partir de juillet 2006 et qui doivent commencer à s?y préparer maintenant?, poursuit le document britannique.

Il ajoute que les mécanismes d?ajustement dans le passé, notamment celui pour l?industrie de la banane, n?ont pas réussi à débourser des ressources suffisantes et dans les temps pour l?ajustement.

?Quelle que soit l?ampleur de l?assistance financière, si la baisse de prix est trop brutale, cela ne servira pas à grand-chose?, déclare Jean Li.

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