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La musique en fête et en bémols
Une invitation, cela ne se refuse pas. Faites de la musique. Car la musique, on la célèbre aujourd?hui. Dans un élan de promotion de l?interculturel, le Centre culturel mauricien (CCM) a organisé samedi un atelier musical suivi d?un ?spectacle de fusion? au Port-Louis Waterfront. La moitié du calendrier d?activités est déjà passée ? Qu?importe. Il ne tient qu?à vous pour que cette journée nationale soit celle des chants et des muses?
La riche initiative du CCM a eu le mérite de réunir sur une même scène les musiciens de différents courants, les prestataires de service : les institutions enseignant la musique : conservatoire François Mitterrand, Mahatma Gandhi, centre Indira Gandhi, Chinese School of Music ...
Et aujourd?hui, deux rendez-vous. D?abord, celui original, concocté par le conservatoire Mitterrand. Retrouver des ?uvres datant du 19e siècle. Leur point commun : elles ont été composées, soit par des Mauriciens ou à Maurice. Retour dans le temps pour remettre au goût du jour une partie ignorée du patrimoine. Plus conventionnel : à 13 heures au jardin de la Compagnie avec l?orchestre de la police, tout en cuivres. Les mairies seront aussi de la partie, en matinée et en soirée pour des ?programmes musicaux.? De leur côté, les collèges et centres de lecture et d?animation culturelle feront avec les moyens du bord.
L?esprit de la fête, c?est aussi de toucher les amateurs. Ces ?propriétaires d?un violon qui prend la poussière le reste de l?année?, rappelle Marclaine Antoine, ancien conseiller du ministère des Arts et de la Culture. Il précise que ?l?idée de départ est de ramener la fête aux amateurs. Elle est trop médiatisée, trop politisée.?
?Pratiquer soi-même la musique c?est avoir plus de respect pour les musiciens et les producteurs.? Selon Jean Jacques Arjoon, artiste et officier du ministère de tutelle, la musique devrait faire partie du quotidien. ?Cela aurait amené un affinement de notre perception et augmenté l?exposition aux divers styles.? Il aimerait plus de ?lieux de rendez-vous, où les musiciens puissent se retrouver et retrouver leur public?. Bruno Raya, de Otentik Street Brothers, est moins tendre: ?Il n?y a pas de reconnaissance de la culture mauricienne. Ce n?est pas que les artistes manquent d?impact, c?est une question de mentalité.?
La Mauritius Society of Authors (MASA) choisit, elle, de se recueillir sur les tombes de Ti Frer, Kaya, Berger Agathe, Gérard Bacorillall, Bam Cuttayen, Siven Chinien, Philip Oh San et Coulouce.
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