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COI : Chirac attendu à Madagascar

19 juin 2005, 00:00

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Le temps d?une journée, Madagascar sera la capitale de l?océan Indien. Après de laborieuses préparations, le sommet des chefs d?Etat de la Commission de l?océan Indien (COI) aura finalement lieu le 22 juillet à Antananarivo. Les autorités françaises confirment la venue du président Jacques Chirac dont le calendrier « surchargé » avait provoqué un premier renvoi du sommet.

Ce sommet revêt une importance capi-tale pour la survie même de la COI. Car après deux décennies d?existence, elle peine à naviguer. Le sommet de Madagascar se doit de mener à terme « la réflexion stratégique sur la coopération régionale » si elle ne veut pas tout bonnement disparaître...

Incapable jusqu?ici d?accroître de manière significative les échanges commerciaux entre les cinq Etats - membres, la COI a fait l?objet d?un livre blanc définissant le rôle qu?elle est appelée à jouer jusqu?en 2008. La nécessité de « s?adapter aux exigences d?aujourd?hui », sera une nouvelle fois débattue .

« Les évolutions internes - des préoccupations nationales très différentes - et externes - la mondialisation, de nouvelles règles commerciales et l?apparition de nouveaux groupes régionaux - ont sensiblement modifié les enjeux de la coopération régionale. La COI est donc confrontée aux multiples défis de trouver des réponses à des phénomènes nombreux et complexes », explique l?ancien secrétaire général de la COI, Caabi Elyachroutu Mohamed, en préface du Livre Blanc. Cette affirmation a été réitérée, en janvier 2005, lors de la 21e réunion du conseil des ministres, tenue à l?île de La Réunion.

L?actuelle secrétaire générale de la COI, Andreas Monique Esoavelomandroso, préfère voir le côté positif des choses. Passant sous silence le problème « interne » de la COI, elle met en avant « la grande famille qui oeuvre pour la valorisation du pa-trimoine commun pour un développement ».

<B>Négocier avec d?autres blocs régionaux</B>

Mais pour avoir « développement », il y a nécessité de replacer la COI dans une perspective contextualisée et davantage réaliste. Le développement non-réussi jusqu?ici est lié aux disparités écono-miques des pays membres, compliquées par les difficultés de Madagascar et des Comores. « Madagascar est déterminée à aider la COI à se développer et à mieux intégrer les autres blocs régionaux », a déclaré la secrétaire générale .

Au lieu de tenter de faire de la COI un espace économique-politique intégré, la coopération régionale doit être repensée avec, en perspective, la libéralisation du commerce. Il faut ouvrir des négociations avec les autres blocs régionaux et éviter tout double emploi - qui serait une perte de temps et d?argent pour plus d?un Etat- membre de la COI.

L?évolution de la situation économique dans la région est appelée à reléguer toute autre question au second plan. C?est le défi que doit tenter la COI au sommet de Madagascar si elle ne veut pas qu?un scénario « extrême » s?impose par la force des choses...

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