Publicité
Un policier poursuit l'État et le CP
Alors que le pays célébrait la fête de l?indépendance, le 12 mars 1997, le constable Coolumdum Ellapen était arrêté à son domicile par trois officiers de police. Mais, deux jours plus tard, il est relâché. Le policier estime que cette arrestation était illégale et réclame Rs 500 000 de dommages au commissaire de police et à l?Etat mauricien.
Dans sa réclamation, il déclare qu?il s?est engagé dans la police le 31 juillet 1972 ; qu?il est une personne respectée, président de Pointe-aux-Sables Mutual Aid Society et qu'il n?a jamais fait l?objet d?un rapport défavorable dans son travail.
Ce 12 mars 1997, trois policiers l?informent, chez lui, qu?ils ont reçu l?ordre de l?arrêter, suivant les allégations d'un prisonnier lors d?une séance au tribunal. Sa femme s?évanouit aussitôt. Ellapen est conduit aux casernes centrales. Après deux jours de détention dans les locaux de la Special Supporting Unit (SSU), il est relâché. Mais on l?avise qu?il serait informé si la police devait donner suite à l?affaire.
Le 20 novembre 1998, le deputy commissioner of police P. Gooljar l?informe par courrier que les procédures engagées contre lui ont été abandonnées et qu?il peut réintégrer son poste. Toutefois, la lettre stipule que de nouvelles procédures disciplinaires seront engagées contre lui en vertu des Disciplined Forces Service Commission Regulations de 1997. Et quand il reprend son service, son salaire est réduit. L?officier Ellapen considère que ce fait est illégal et s?estime une victime, d?où son recours à la justice.
Il a retenu les services de Mes Devina Deonaran et Manoj Appadoo (avoué).
Publicité
Publicité
Les plus récents