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Retour à la case départ
?Ena tellement confusion qui cela pe ressemblé en véritable bazar?, lance Heeramand Jugroop, marchand de légumes. Il occupe depuis plusieurs années un étal en plein air au marché de Surinam à côté de la place des taxis.
Heeramand Jugroo et deux autres marchands de légumes, Avinash Bawaree et Karyen Armoogum, ont le sentiment d?avoir été dupés par l?administration du conseil des districts de Grand-Port-Savanne après avoir déboursé chacun une somme de Rs 15 000 comme location annuelle pour pouvoir occuper chacun une table à l?intérieur du marché. Il a été construit en l?an 2000. Les protestataires font remarquer que d?autres marchands poursuivent leurs activités à l?extérieur sans grand frais.
Trop cher
?Nous considérons que c?est une injustice. Nous ne sommes pas sur le même pied d?égalité?.
Installés à l?intérieur du marché lundi, Heeranand et les deux autres qui sont en règle, ont préféré retourner à la case départ, c?est-à-dire dehors.
?Nos clients habituels nous cherchaient partout. Ils ne savaient pas où nous trouver?, explique Heeramand.
Karyen dit avoir épuisé une bonne partie de ses économies pour respecter le délai imposé par le conseil des districts et malgré cela, les conditions dans lesquelles elle est appelée à travailler ne sont pas satisfaisantes. ?La somme de Rs 15 000 est très élevée. Les responsables de ce dossier auraient dû trouver une formule pour nous éviter de débourser d?un seul coup cette somme?, dit-elle.
Outre la somme de Rs 15 000, cette marchande des légumes estime que l?espace alloué à l?intérieur du marché est trop restreint pour ce type d?activité. ?On n?est pas confortable?.
Comme Heeramand, elle préfère s?installer dans son coin habituel, sous une vieille boutique pour vendre ses légumes.
Depuis plus d?un an, Coco Suzon, vend des légumes en plein air à côté de Heeramand, Avinash, Karyen. Son problème est tout autre. Elle est disposée à payer pour avoir accès à l?intérieur du nouveau marché, mais elle ne comprend toujours pas les raisons pour lesquelles elle n?a été encore convoquée par le conseil des districts pour remplir les formalités ?Beaucoup parmi qui fine payé couma moi fine fini gagne lettr. Moi mo encore pe attane. Li pas ziste,? clame-t-elle.
Jay Mulloo, le secrétaire du conseil des districts de Grand-Port-Savanne se base sur l?exercice qui a été fait au début de cette année par des officiers pour connaître le nombre des marchands qui opèrent, avant d?allouer les étals. ?Il n?y a que quelques marchands qui ont suivi les procédures pour y avoir accès. Et comme certains ne l?ont pas encore fait et sont toujours en dehors. De crainte qu?ils perdent leurs clients habituels, ceux qui sont en règle ont préféré retourner à l?extérieur. Quant à moi, je suis les procédures et réfère toute la question aux instances concernées, c?est-à-dire le comité approprié, pour prendre une décision?.
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