Publicité
Jagatsingh rend hommage aux catholiques
Le ministre de l’Education, Kher Jagatsingh, salue la contribution du diocèse de Port-Louis, à l’occasion des 10 ans du collège de La Confiance. Il donne la garantie que le gouvernement PTr/PMSD est conscient de la valeur, tant quantitative que qualitative, de cette contribution. Il sait les spécificités de La Confiance où la formation académique va de pair avec une autre technique et même agricole. Il promet de tenir ses engagements pour accorder une subvention financière particulière à ce genre de formation polyvalent.Restons dans le domaine de l’Education, des Arts et de la Culture, pour signaler la parution, il y a 25 ans, de “Tales from Mauritius” de Ramesh Ramdoyal, alors directeur de l’Institut de Pédagogie (MIE). De son côté, la Mauritius Diocesan School of Church Music, dirigée par Yves Cundasamy donne trois concerts de musique religieuse, avec le concours de l’orchestre de la police, placé sous la conduite de Paul Domingue. Les représentations se font successivement à l’église Saint-Thomas, à l’église Sainte-Thérèse à Curepipe, et Saint-Patrick à Quatre-Bornes. Yves Cundasamy réunit, à cet effet, 60 à 70 choristes, dont Ursule Ramdenee (soprano) et Patricia Chaperon (contralto).
Le projet de cité nouvelle à La Tour-Koenig commence à prendre forme. La Banque mondiale se déclare disposée à investir Rs 30 millions dans la construction de 603 maisons pour les économiquement faibles. Il s’agit de la première phase de cet important projet de ville nouvelle. L’édification de ces premiers logements s’accompagnera de toute l’infrastructure requise : école, crèche, jardin d’enfants, foires, équipements récréatifs, eau, routes, tout-à-l’égoût, électricité. Pour clore ce chapitre consacré au logement social, signalons que les travaux de réparation et de réhabilitation des “Dockers’ Flats”, promis par le ministre de la Sécurité sociale, Kailash Purryag, au lendemain du décès tragique de l’enfant Kersley Augustin dans une fosse du tout-à-l’égoût (voir l’express du 22 février 1980), ne sont toujours pas commencés, à la mi-juin 1980. On sait seulement, à cette date, qu’ils coûteront Rs 300 000. Les plus optimistes espèrent qu’ils commenceront dans trois semaines. Les appels d’offres sont pourtant lancés depuis mai 1980. Il s’agit de remplacer les panneaux vitrés brisés, d’installer de nouveau tuyaux de fourniture d’eau, de réparer les toilettes endommagées, de refaire les allées publiques, de placer une nouvelle clôture d’entourage.
Ces Rs 300 000 sont forcément peu de chose comparées au milliard destiné à trois projets routiers. La part du lion (Rs 894 millions) reviendra à celui d’une nouvelle route Beau-Bassin –Port-Louis. Une route circulaire autour de la capitale coûtera Rs 140 m et Rs 285 m le prolongement de l’autoroute Réduit-Phoenix jusqu’à la Vigie dans un premier temps et jusqu’à Mahébourg, dans un stade final. De ces trois projets, seule l’autoroute Phoenix-aéroport de Plaisance est aujourd’hui opérationnelle. Les deux autres sont toujours au stade de projets dormant dans des placards. C’est surtout dommage pour celui d’une Ring Road autour d’un Port-Louis embouteillé à ras bord. Il aurait été très précieux aujourd’hui pour les automobilistes portlouisiens pris au milieu d’embouteillages de plus en plus nombreux et de plus en plus longs.
Plus grave encore, cette décision aberrante de jeter à la mer l’équivalent de 20 arpents de terre provenant des fouilles, entreprises par des Hollandais et des Rodriguais, pour élargir le bassin navigable de Port Mathurin et le chenal qui y conduit. Ce sable ainsi récupéré du lagon aurait pu avoir été utilisé à récupérer des terres à la mer afin d’agrandir la superficie foncière disponible à Port-Mathurin, coincé entre mer et montagne. Au lieu de cela, il a été décidé de jeter toute cette terre providentielle au large, sans tenir compte des nouveaux risques de pollution du lagon. Les contracteurs, les consultants (Gibbs and Partners), les Rodriguais, tous espéraient que cette terre disponible serait judicieusement utilisée à agrandir les limites du chef-lieu. C’était sans compter avec le ministère de Rodrigues, à Port Louis, qui décide autrement. Evidemment quelques fonctionnaires, planqués à l’Hôtel du Gouvernement et n’ayant jamais mis les pieds à Rodrigues car n’osant pas affronter les risques du mal de mer à bord du Mauritius, savent, mieux que les Rodriguais et les experts sur le terrain, ce qui est bon et ce qui ne l’est pas pour Rodrigues.
A propos du Mauritius, notons que l’assurance d’Etat, la SICOM, remet un chèque de Rs 75 m. à Ringadoo pour le consoler du naufrage du Ro-Ro Mauritius-II (voir l’express des 19 et 21 avril 2005).
Publicité
Publicité
Les plus récents